MAI / JUIN 2018
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GUIDE DE RÉFÉRENCE
Son moteur R-985 Wasp Junior, de neuf cylindres en étoile
développant 450 ch, permet de quitter l'asphalte ou de s'ex-
tirper de l'eau avec brio. Néanmoins, cette mécanique – dont
les origines remontent aux années 1920 – est gourmande en
essence et en huile. Et tout ça dans un concert de décibels
orchestré par les échappements libres et la bipale Hamilton
Standard à vitesse constante. À faible allure, incliné et à
pleine charge (quand ce n'est pas en surcharge !), le Beaver
a la réputation d'être parfois traître. Aucun signe avant-cou-
reur ne prévient réellement de l'imminence d'un décrochage.
En première monte, il n'existe pas d'avertisseur de décro-
chage sonore ou lumineux. La culbute étant généralement
soudaine, la récupération – à basse altitude – est réputée
hasardeuse, voire dans certains cas
fatale. Aussi, l'installation de généra-
teurs de vortex ou
Vg's
sur la voilure
principale permet de retarder la
perte de portance tout en optimisant
le comportement aux grands angles.
À considérer !
Peu de consignes
de navigabilité
Il n'existe pas beaucoup d'
AD's
récents
pour le Beaver. En 70 ans d'existence, les
défauts de jeunesse ont depuis longtemps été corrigés. Par
contre, en vieillissant, cet aéronef – comme nombre d'autres
classic
et même
vintage
– souffre de corrosion. Notamment
au niveau des contrepoids situés dans le gouvernail de di-
rection. Idem au niveau des mécanismes situés dans la pro-
fondeur ! La dissimilitude des métaux (aluminium pour les
nervures, acier pour les contrepoids) crée à la longue des
phénomènes néfastes d'électrolyse. Sans cure ni traitement,
tout finit par se gangréner. Pour pallier le problème, Luc
Gagnon – Gérant du département maintenance, chez
Aviation B. L. – propose plusieurs solutions pratiques.
Rappelons qu'avec son équipe composée de mécaniciens for-
més à cet effet, il entretient annuellement nombre de Beaver
Bipale Hamilton Standard de type counter-
weight, montée sur C-GAZJ, Beaver nº de
série 748 (Aviation La tuque).
Profil avant gauche de C-FGIB, Beaver nº de
série 6 (aéronef privé). On notera le hauban
judicieusement monté entre la porte d'accès
au cockpit et celle de la cabine pax/cargo.
Moteur radial déposé de C-GQXH, Beaver nº de série
536 (ex-Air Mélançon, repris par Air Tamarac).
Accès à bord porte gauche pax/cargo.
Planche de bord et espace cabine de C-FMPT, Beaver nº série 1260 (Air Tamarac).
Un excellent livre de référence :
The Immortal Beaver, The World's
Greatest Bush Plane.
Empennage horizontal, muni de stabilisateurs de
lacet, monté sur C-FLLX, Beaver nº de série 1293,
présenté en ouverture d'article (aéronef privé).




