Background Image
Previous Page  88 / 100 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 88 / 100 Next Page
Page Background

C’est avec grand plaisir et fierté que le magazine

Aviation

, en collaboration avec le Musée de l’aviation et

de l’espace du Canada, à Ottawa, présente à ses lecteurs

le F-104 A. C’est un brave et légendaire chasseur qui a

volé quelque peu par temps de guerre et plus par temps

de paix et pour la NASA.

Son histoire

Pendant le conflit qui oppose les deux Corées, en plus des

autres pays impliqués dans cette tuerie, dont le Canada,

Lockheed interroge des pilotes de North American F-86

Sabre pour découvrir ce que serait l’avion de chasse idéal.

Ces derniers optent pour une vitesse et une altitude accrues

de pilotage. En 1952, Lockheed débute un projet accepté en

mars 1953 par l’US Air Force. Le 4 mars 1954, à la base aé-

rienne d’Edwards, Californie, c'est le vol initial du XF-104 ef-

fectué par M. Tony LeVier, pilote d’essais chez Lockheed.

Commandés en 1955, c’est en février 1958 que le F-104A de

série sera mis en service.

Avec un long fuselage affiné, une petite surface alaire afin de

maintenir l’écoulement d’air, l'avion ne peut voler à faible vi-

tesse qu'en inclinant les bords d’attaques et de fuites. Le

F-104 est muni d'un canon rotatif interne M-61 A1 dans le

fuselage gauche. C’est un pur intercepteur qui ne transporte

ni roquettes ni bombes. Les armes transportées l’ont été par

des versions ultérieures du F-104. La plupart des versions

du F-104 avaient des rails au bout des ailes pour transporter

des missiles AIM-9 Sidewinders. L’USAF n’a pas commandé

beaucoup de F-104 parce que cet avion ne convenait pas à

ses besoins. Lockheed a fabriqué quelques centaines de

F-104 pour le marché d’exportation. Des pays étrangers,

dont le Canada, en ont fabriqué au moins tout autant. Mais

un entraînement déficient, combiné au mauvais temps, a été

la cause de plusieurs écrasements, surtout du côté allemand.

Certains F-104 ont été distribués à des pays alliés, dont la

Belgique, le Danemark, l’Allemagne de l’Ouest, l’Espagne, la

Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège et la Turquie.

Le 7 mai 1958, on assiste à un record d’altitude de

91243 pi (27811 m) et le 16 mai 1958 à un record de vitesse

se situant à 2259,82 km/h (1404,19 mi/h). Durant les an-

nées 1960, afin d'atteindre une altitude de 120 800 pi

(36819,84 m), trois F-104 transformés en NF-104 seront dé-

militarisés et équipés d’un moteur de fusée Rocketdyne

d’une poussée de 2700 kg (5952,48 lb). Quant au NF-104, ce

fut un avion d’entraînement supersonique américain. Muni

d'un système de propulsion mixte (moteurs aérobie et anaé-

robie) afin d'atteindre les hautes et très hautes couches de

l’atmosphère, l'appareil devait entraîner à faible coût les pi-

lotes du North American X-15 et du Boeing X-20 Dyna-Doar,

programme annulé par la suite.

MAI / JUIN 2018

88

CONSTRUCTION

AVIATION

Frédéric St-Onge

514 609-6353

Porte tripple 60'x16'

Plancher Époxy

Différentes grandeurs disponibles

HANGAR À VENDRE

7093

GRANDEUR 62'X72'X20'

CSG3

Reportage et traduction : Martin Cormier

|

marcor@live.ca

HISTOIRE

Au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada

Un légendaire chasseur : le Lockheed F-104 Starfighter

Un F-104 Starfighter du F-104 Starfighter, près d'un CF-100 Canuck,

sur le tarmac de l'Établissement central d'expérimentations, aéroport

d'Uplands, Ottawa.

Crédit photo : Collection des Archives de la médiathèque

du Musée de l'aviation et de l'espace du Canada.

Cabine de pilotage d'un F-104 Starfighter.

Crédit photo : Collection des

Archives de la médiathèque du Musée de l'aviation et de l'espace du Canada.