Recherches et reportage : Martin Cormier
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marcor@live.caPORTRAIT
Bertrand Godin
Valeureux pilote de course et très grand passionné d'aviation
C'est avec grand plaisir que le magazine
Aviation
vous présente Bertrand Godin, ce fort
sympathique pilote émérite. Quand on part à
la découverte du monde de l'aviation et celui
de la course automobile, c'est un nom qui se
détache tout naturellement et particulière-
ment dans ces deux disciplines.
Bertrand Godin,
un remarquable pilote de course
Bertrand Godin est l'un de nos grands pilotes de
course automobile qui se sont illustrés sur des
pistes de course au Québec, aux États-Unis et en
Europe. Au début de sa carrière, malgré les em-
bûches, ce brillant pilote s'est forgé une fantas-
tique renommée dans le difficile monde de la
course automobile. Après avoir assisté à la fulgu-
rante carrière de Gilles Villeneuve, son idole, ce
dernier fut pour lui une inspiration. Il allait devenir un pilote
aussi déterminé que son modèle.
Issu d'une modeste famille, sans appui financier, dès ses
18 ans, Bertrand fait ses premiers pas avec le karting. Ses
succès le transportent en Europe. En 1992, il pilote en
Formule Ford pour l'Écurie Mygale. En 1993, il est vice-
champion de France pour la Formule Ford. En 1994, il de-
vient une seconde fois vice-champion de France avec
8 podiums hautement gagnés sur les 10 courses. Entre 1995
et 1996, il est pilote chez l'Écurie Player's et se distingue en
Formule Indy Lights. En 1996, il remporte le Grand Prix de
Trois-Rivières. En 1997, il pilote en Formule Atlantique et
remporte des victoires au Circuit Gilles-Villeneuve. En 1998,
il participe à la Série 3000, l'antichambre de la Formule 1,
avec l'Écurie Durango. Depuis 1999, Bertrand Godin a parti-
cipé à plusieurs courses dont la Coupe Toyota en Stock-car,
Suprême ADL Tobacco, Caspar Super Series, Procam et la
Coupe Nissan Micra.
Bertrand Godin,
un véritable passionné d'aviation
L’aviation fut un domaine magique pour Bertrand Godin. Dès
ses 7 ans, il prend place dans des boîtes de carton toutes
dessinées d'altimètres, d'indicateurs de destinations et d’ins-
trumentations du moment. Il s'imagine être un célèbre pilote
volant à des altitudes frisant les 30000 pieds. Mais tout cela
lui semble inaccessible. Il avait bien peur de ne jamais pou-
voir monter à bord d'un tel avion. Mais le dieu qui exauce
les souhaits des enfants de 7 ans qui veulent jouer dans la
cour des grands veillait. Le papa de Bertrand Godin se rend
à l'évidence et lui fait une surprise. Il l'amène à l'aéroport
de Drummondville pour faire un tour d'avion. Bertrand
Godin raconte : « J'étais tout à ma joie, émerveillé. Le pilote
nous a embarqués dans l’avion comme si c’était dans un bon
vieux pick-up. Nous étions cinq dans ce Cessna 172. La ran-
donnée fut amusante même si, au départ, j'avais remarqué
l'usure des pneus. Aujourd’hui, je réalise que la rigueur
n’était pas tout à fait au rendez-vous et que ce n'était pas
très sécuritaire. »
Mais ce n'est qu'en 1997 que Bertrand réalise son rêve. Il se
rend à Saint-Hubert pour rencontrer Patrick Curot. Ce der-
nier, passionné de façon contagieuse d'aviation, n'a pas mis
longtemps pour le convaincre de suivre un cours de pilotage
suite à un vol d'initiation. Il se souvient : « J’ai fait une ving-
taine d’heures en plus de mon vol solo. J’avais un plaisir fou
chaque fois que je prenais les commandes. Mais j’étais au
cœur de ma carrière de pilote de course. J’ai fait une longue
pause de dix ans avant de reprendre ma formation chez
Aviation DM de Saint-Hyacinthe. » L'homme poursuit : « C’est
André Morin qui m’a formé de brillante façon pour l’obten-
tion de mon brevet de pilote privé. »
Ce n’était qu'un avant-goût de ce que Bertrand Godin allait
vivre plus tard à Rivière-du-Loup pour le tournage de l’émis-
sion AIR. Il mentionne ici : « Même si j’aime les sensations
fortes, je n’ai pas fait de l’aviation dans le but de pousser la
machine à sa limite. Voler, pour moi, c’est faire UN avec la
machine et vivre pleinement le bonheur d’être dans un en-
vironnement spectaculaire. Quand on m’a offert l’opportu-
nité de vivre la voltige aérienne, je me suis dit... Quelle belle
occasion de devenir un meilleur pilote... Mais aux com-
mandes du Citabria, avec Martin Hivon comme instructeur,
j’en ai eu plein mes bottes. Nous devions tourner une émis-
sion en quatre jours alors que pour faire un cours de voltige,
au moins une dizaine de jours étaient nécessaires. Une ex-
périence que je recommande à tous! »
Bertrand Godin en Indy Car,
en 1997, avec l’Écurie Players.
Crédit photo : Alain Florent
Bertrand Godin, gagnant en Formule
Atlantique lors du Grand Prix
du Canada, en 1997.
Crédit photo : Charles Gauthier
MAI / JUIN 2018
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