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L’AVIATEUR

• Volume 32 Numéro 3 • PAGE 14

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ESSAI EN VOL

plan professionnel. Il tira donc partie de cette période plus

calme afin de donner suite à son rêve. Il compléta sa forma-

tion de pilote d’avion ultra léger chez Vortex Aviation qui

est, soit dit en passant, une excellente école de pilotage.

C’est même lorsqu’il était toujours en train de suivre sa for-

mation qu’il fit l’achat de son premier 601, la version UL….

Eh oui! Il en est à son deuxième 601*! C’est même à bord de

ce dernier qu’un an plus tard, il obtint son annotation d’em-

port de passager. Sa charmante épouse peut donc mainte-

nant partager avec lui sa passion pour le survol des grands

espaces.

Depuis qu’il vole, notre ami totalise quelques 350 heures de

vol, dont la très grande majorité sur 601, ce qui lui fait une

moyenne d’une trentaine d’heures par année. Comme il le dit

lui-même, il n’est pas le pilote qui vole le plus à Beloeil, mais

on s’amuse quand on peut. Quand on lui demande sa desti-

nation principale, c’est avec un grand sourire qu’il nous ré-

pond qu’il va souvent « Aux Alents »! C’est une destination

plus populaire qu’on pense**. Comme sa famille et celle de

la charmante France (si on vous le demande, c’est son

épouse) sont tous deux originaires de la Gaspésie, il arrive

parfois qu’il s’envole jusqu’à Ste-Anne-Des-Monts pour aller

voir la parenté.

Comme la péninsule gaspésienne est un peu loin pour faire

un essai en vol, nous nous contenterons aujourd’hui de faire

un petit saut « Aux Alents ». Commençons par prendre place

à bord. Passager avec embonpoint prononcé ou manque de

souplesse, s’abstenir. Monter à bord d’un 601, quelque soit

le modèle, nécessite prudence et souplesse. Monter sur l’aile

: facile. Mettre un pied sur le siège : encore facile. S’appuyer

sur le dossier d’une main et l’autre…. quelque part ailleurs :

déjà moins facile. Laisser glisser ce qui reste sur le siège :

pa s né c e s s a i r emen t é l é gan t .

J’exagère un peu, mais il n’en de-

meure pas moins que ce n’est pas

l’avion le plus facile lorsqu’il s’agit

de monter à bord. Ça fait toutefois

déjà partie du plaisir. Une fois ins-

tallé, on se croirait dans notre fau-

teuil préféré. La verrière s’abaisse

doucement, elle est plus spacieuse

que les autres modèles de 601 (plus

petits). Même les pilotes de grande

taille y seront confortables. C’est

d’ailleurs l’une des améliorations

d’avec les modèles antérieurs. Le

verrou de la verrière, quant à lui, est

du coté pilote. Le groupe motopro-

pulseur*** est un Rotax 912S et une

hélice trois pales, ajustable au sol de

marque Woodcomp.

Ledit groupe machin truc démarre

au quart de tour : « Ça parle pas, pis

c’est juste… » Au point fixe, comme

la température extérieure frôle le

point de congélation, il faut laisser le temps aux liquides vi-

taux d’atteindre leurs températures optimales. Point fixe, vé-

rifications d’usage. Raynald a visiblement eu un bon

instructeur. Les instruments de vol et le moteur sont tous

conventionnels; le support pour le GPS ou le I pad sont sur

le panneau central, ainsi que les radios et l’intercom, juste

au dessus des commandes moteur. Volets et compensateur

électrique, le(s) commutateur(s) de ce(s) dernier(s) est bien

à portée de pouce sur le manche du pilote. La course au dé-

collage s’effectue sur environ 500 pieds, ce qui est la norme

pour ce genre de machine. Le taux de montée est tout de

même remarquable, plus de 1200 fpm. 100 pigeons vapeur,

ça tire! Pour la croisière, notre pilote laisse tourner le moteur

à 4800. Bien que ce soit peu pour ce moteur, ce régime nous

donne tout de même une vitesse indiquée de 125 mph.

L’avion a aussi des compartiments bagage qui sont situés

dans les ailes et qui ont une capacité de 20 lbs chacun. On

peut aussi mettre quelques bagages derrière le pilote, mais

seulement de très légers, centre de gravité oblige. Les réser-

voirs, aussi situés dans les ailes, assurent une autonomie de

près de 5 heures. C’est plus que suffisant pour tout vol vers

« Les Alents » ou même pour se diriger vers sa Gaspésie na-

tale.

À moi les commandes, qu’on s’amuse un peu. Tangage : juste

assez sensible. Roulis? Je dois avouer que j’ai trouvé les ai-

lerons un peu lourds à opérer. Rien d’outrageusement dés-

agréable, mais Raynald me dit qu’il va éventuellement

remédier à ce problème. Lacet : standard. Pendant les vi-

rages, peu de lacet inverse. On a bien entendu besoin d’un

peu de palonnier pour l’entrée et la sortie de la manœuvre,

mais le tout est facilement à la portée de tout pilote digne

de ce nom.

Le bonheur...