Background Image
Previous Page  57 / 80 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 57 / 80 Next Page
Page Background

sans ménagement, je fais incontestablement partie de cette

dernière catégorie. Pendant l’approche, je ne pouvais m’em-

pêcher de remarquer la faible distance entre les saumons

d’aile et les arbres. Patrick s’exécute de main de maître.

Après un atterrissage sans faute, quelques photos et une vi-

site de son repère, nous décollons de nouveau pour une au-

tre petite piste sympathique. Même rituel, approche en

douceur, atterrissage tout aussi moelleux, on papote, on pa-

pote. Ce que ça peut être mémère trois pilotes ensemble qui

parlent de Cub! Pour ce décollage, c’est à mon tour. Je n’ai

presque rien fait et on est en vol. Quand je dis presque…

un cran de volet, pleine puissance en douceur, manche en

avant, palonnier, l’aiguille de l’indicateur de vitesse s’éveille,

on tire doucement sur le manche et c’est parti. Un palier au-

dessus du champ du voisin (la longueur de la piste n’a pas

été prévue pour faire des paliers au-dessus) et une belle

montée en douceur. En vol, c’est un vrai bébé, les com-

mandes sont à la fois douces et agiles. Un peu de lacet in-

verse pendant les virages, car oui, c’est un Cub après tout.

Le plaisir croît avec l’usage. La visibilité du poste de pilotage

est imprenable. Il faut bien faire quelques petits zigzags au

sol pour voir devant, mais en vol…WOW. Vive les tandems.

La porte étant transparente, on peut voir tout le train d’at-

terrissage. À défaut de ne pas les regarder pendant l’atter-

rissage, on les admire en vol. Après plusieurs heures de vol

au-dessus des vastes contrées sauvages du Québec, Beloeil

est finalement en vue*** Un atterrissage sur la bande

gazonnée adjacente à la piste fait très bien l’affaire. Ça, c’est

ce que j’appelle voler!

Un avion mythique à n’en pas douter. Je me demandais sou-

vent pourquoi un PA 18 accidenté valait toujours une petite

fortune. Je m’en doutais bien, mais maintenant, j’en suis sûr.

Certaines mauvaises langues diront que ces avions de tubes

d’acier et de toile sont dépassés, toujours brisés et ont

constamment besoin de réparation. La seule chose vraie

dans ce ragot, c’est qu’effectivement, à force de choisir un

champ de plus en plus court, de faire l’arrondi au-dessus du

lac parce que la plage rocailleuse n’est pas assez longue pour

permettre à la fois l’arrondi et le roulage, à force d’essayer

de décoller de plus en plus court et de vouloir passer au-des-

sus de la petite montagne au bout du lac, bien, forcément,

un de ces jours, il va manquer 2 ou 3 pieds… et il va bien

falloir réparer!!

*Yogi l’Ours, ça vous rappelle des souvenirs?

** Je crois même qu’il est plus gros que les roues du train principal de mon

avion.

***Au risque de ma vie, je vous avoue que c’est pour brouiller les pistes,

car en fait, on a volé moins d’une heure.

PUISSANCE :

150

VITESSE MAXIMALE :

113 NŒUDS

VITESSE CROISIÈRE :

100 NŒUDS

VITESSE DE DÉCROCHAGE (PLEIN VOLETS) :

37 NŒUDS

DÉCOLLAGE

ROULAGE :

200 PIEDS

AVEC OBSTACLE DE 50 PIEDS :

500 PIEDS

TAUX DE MONTÉE :

960 PPM

PLAFOND DE SERVICE :

19000 PIEDS

MASSE MAXIMALE :

1750 LIVRES

MASSE À VIDE :

983 LIVRES

RÉSERVOIRS :

36 GALLONS

DISTANCE FRANCHISSABLE :

400 NM

ATTERRISSAGE

ROULAGE :

350 PIEDS

AVEC OBSTACLE DE 50 PIEDS :

885 PIEDS

57

•

Volume 32 Numéro 4 • PAGE 17

ESSAI EN VOL

Coucher de soleil sur une plage isolée - magnifique