De plus, deux autres rangées de hangars sont au stade de la
planification finale et représentent des investissements de
plus de 2M$ qui généreront 40 000$ en revenus pour la ville.
Il y a cinq ans, une activité « Jeunes en vol » avait été initiée
par un enseignant du secondaire dans l’optique de permettre
à une quinzaine de jeunes de voler. L’un d’entre eux est au-
jourd’hui pilote professionnel. Dans le but de mieux faire
connaître l’aéroport aux Jeannois et Jeannoises, l’APPH réci-
dive le 26 mai de cette année avec de nombreux collabora-
teurs, ceci dans le but de mieux faire connaître les
perspectives professionnelles disponibles dans ce secteur
d’activité, notamment : pilote, pilote de ligne, contrôleur aé-
rien, entretien d’aéronefs, instructeur, etc.
Édouard Bonaldo :
Monsieur Bonaldo, directeur général du
CAE Haute-Montérégie, a présenté le H2, un nouvel incuba-
teur/accélérateur industriel conçu pour les entreprises in-
novatrices, qui est situé sur le site de l’Aéroport de Saint-Jean
depuis 2014. Monsieur Bonaldo a souligné qu’après 20 ans
« de sécheresse » à l’aéroport, l’Association des pilotes sem-
ble, depuis les cinq dernières années, avoir repris les choses
en main en collaborant avec la ville, et ce, malgré des délais
parfois longs.
Le H2 est situé dans un bâtiment d’une superficie utilisable
de 50 000 pieds carrés avec des espaces bureaux et des es-
paces ateliers de superficies à peu près équivalentes, l’inno-
vation en ingénierie se faisant plus en bureaux qu’en ateliers.
Le bâtiment évalué à 3,9 millions génère des revenus pour
la ville en taxes de 87 000$. Le H2 a un budget d’opération
d’environ 700 000$ par an, avec une soixantaine de travail-
leurs sur une capacité optimale de 125. Parmi les occupants
principaux, on retrouve FDC Composites qui fait des pièces
d’avions en composite, le centre Mécatron, qui est un centre
de démonstration, d’intégration et de prototypage pour des
entreprises débutantes, ainsi qu’une classe utilisée par la
Commission scolaire de Saint-Jean pour un total de 10 loca-
taires actuellement.
Major Benoit Mailloux :
En charge des opérations aé-
riennes des cadets sur l’aéroport, le major Mailloux a fait état
de 5800 cadets de l’air dans la région de l’est, incluant
Ottawa.
Dans le volet familiarisation, chacun d’entre eux doit effec-
tuer au moins un vol en planeur par année. Six sites sont ré-
partis à travers le Québec et l’Ontario et les cadets peuvent
voler durant le printemps et l’automne.
Dans le volet formation, 69 pilotes de planeurs sont formés
à CYJN durant l’été et une cinquantaine de pilotes d’avions
sont aussi formés, répartis dans diverses écoles de pilotage
au Québec.
Au Canada, le programme des cadets forme environ 500 pi-
lotes par année, de planeurs et d’avions. Entre 15 et 20 %
de tous ces jeunes deviennent des pilotes professionnels.
En termes de retombées économiques, les vols de fins de se-
maine au printemps et à l’automne génèrent pour un million
$ de retombées pour Saint-Jean-sur-Richelieu. Le Centre
d'entraînement de vol des cadets de St-Jean (CEVC), en col-
laboration avec le cégep de Saint-Jean, génère pour deux mil-
lions de retombées annuelles.
Avec 20 000 mouvements à l’aéroport, les cadets sont les
principaux utilisateurs et consommateurs d’essence (dont le
dépôt est géré par l’Association des pilotes). Les cadets ont
une collaboration exemplaire avec la ville, l’Association des
pilotes et NAV Canada.
Jonathan Beauchesne :
Trésorier de COPA, Jonathan a pré-
senté quelques résultats d’une étude récente de COPA sur les
impacts économiques des aéroports à travers le Canada.
9,3G$ de retombées annuelles sont générés par l’aviation gé-
nérale, soit 539M$ de recettes fiscales, tous niveaux de gou-
vernements combinés. Six emplois à temps plein sont
générés pour chaque 10 appareils d’aviation générale. En
moyenne, chaque appareil apporte une contribution de
130 600$ au PIB annuel. Dans les dernières années, plu-
sieurs municipalités ont décidé de profiter de cette « manne
qui tombe du ciel » (sic) citant, notamment, Drummondville,
Victoriaville, Sherbrooke et Bromont, toutes relativement
près de Saint-Jean d’un point de vue aéronautique. Jonathan
Beauchesne s’est dit heureux de voir que la Ville de Saint-
Jean emboîte le pas avec, pour témoins, les récents investis-
sements et ceux mentionnés précédemment pour le futur.
Fonds d’action de COPA :
Le président de l’APPH, Robert
Perreault a aussi remis à Jonathan Beauchesne un chèque
pour le Fonds pour la liberté de voler COPA (Fonds d'action
spécial).
5 à 7 :
Les échanges se sont poursuivis avec un verre de vin
à la main, profitant de la présence sur les lieux de membres
du conseil de ville, des médias, des propriétaires des nou-
veaux hangars, des principaux résidents de l’aéroport, des
représentants de députés fédéraux et provinciaux, ainsi que
des représentants d’Aviateurs.Québec et de COPA.
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