MAGAZINE AIR V34N4
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Dans les coulisses des unités de gestion
de la circulation de NAV CANADA
Les contrôleurs de la circulation aérienne de NAV CANADA
assurent le mouvement sécuritaire et efficace des aéronefs
en les mettant en séquence pour assurer le bon déroulement
des opérations.
Mais qu’arrive-t-il lorsque les plans changent en raison
d’événements hors de leur contrôle comme une tempête de
neige, une interruption de courant ou une panne d’équipe-
ment?
Il incombe alors aux deux unités de gestion de la circulation
(TMU) de NAV CANADA – soit la TMU Ouest, située à
Vancouver, et la TMU Est, située à Toronto – de minimiser
les délais et les répercussions sur les clients.
« Tous les jours, nous tentons d’assurer un débit aussi opti-
mal que possible en gérant les parties du système de navi-
gation aérienne que nous pouvons contrôler par rapport aux
aspects dont nous n’avons pas le contrôle, précise Nick
Paraskevopoulos, surveillant de la TMU Est. La procédure
peut être tant stratégique que tactique, selon la nature de
l’événement, le nombre de clients ou la taille de la zone géo-
graphique concernée. »
TOUT EST UNE QUESTION DE CHIFFRES :
CALCUL DU TAUX D’ARRIVÉES À L’AÉROPORT
Une situation en apparence éphémère peut avoir des consé-
quences d’une grande ampleur, et la TMU doit être prête à
apporter les ajustements nécessaires. Par exemple, des
conditions météorologiques hivernales violentes peuvent
avoir de lourdes conséquences sur l’exploitation aéropor-
tuaire au sol. La TMU s’efforce non seulement de gérer la de-
mande pendant ces événements, mais elle doit également
coordonner le débit du trafic lorsque les conditions revien-
nent à la normale.
« On peut même voir une file d’aéronefs sur une voie de
c i r c u l a t i o n a t t e n d a n t d ’ ê t r e d é g i v r é s , a j o u t e
M. Paraskevopoulos. L’effet se fait sentir non seulement sur
les aéronefs qui se trouvent sur l’aire de trafic, mais égale-
ment sur ceux qui attendent d’atterrir. » Lorsque de telles si-
tuations se produisent, la TMU doit réduire le taux d’arrivées
à l’aéroport (AAR). Ce taux représente le nombre d’aéronefs
qu’un aéroport ou un espace aérien peut accepter à l’heure.
« De nombreux facteurs agissent sur l’AAR, les plus impor-
tants étant la direction et la vitesse du vent », indique
M. Paraskevopoulos. La vitesse de l’aéronef au posé ainsi que
l’espacement requis lors de l’approche finale influeront aussi
sur l’AAR. Le mauvais temps, la configuration de piste, les
conditions IFR/VFR, le temps d’occupation des pistes, la de-
mande pour les départs et les conditions météorologiques
ne sont que quelques-uns des éléments pouvant avoir une
incidence sur l’AAR.
Étant donné le grand nombre de variables en jeu, l’AAR de-
meure un paramètre dynamique qui peut varier selon les
conditions du jour.
GESTION DE L’AAR
Les retards en vol sont généralement considérés comme des
priorités lors de la gestion de l’AAR. Toutefois, lorsque la de-
mande dépasse la capacité pendant une longue période de
temps, un programme d’attente au sol (GDP) pourrait être
mis en place. Puisqu’un tel programme a habituellement une
plus grande incidence sur les clients et l’exploitation aéro-
portuaire, les opérations de la TMU reposent donc sur un
processus de prise de décision en collaboration.
« Des retards importants à un aéroport majeur peuvent
provoquer une réaction en chaîne; notre objectif commun
est donc de réduire l’incidence sur le système, les clients et
le public voyageur pour qu’il soit possible de revenir à
la normale le plus rapidement possible », d’ajouter
M. Paraskevopoulos.
SÉCURITÉ, EFFICACITÉ ET SATISFACTION DES CLIENTS
Une journée typique à la TMU commence par une conversa-
tion avec le (la) gestionnaire de quart du centre de contrôle
régional (ACC) pour savoir quels seront les AAR aux princi-
paux aéroports. Une fois informée du taux, la TMU est char-
gée d’évaluer la demande pour ne pas excéder ce taux.
L’équipe utilise un système appelé Système d’affichage des
horaires de vol qui compile l’information sur les vols prévus
et les plans de vol des ACC afin de calculer et d’afficher sur
un graphique la demande connue d’arrivées et de départs
aux aéroports.
Cela permet aux spécialistes de la TMU d’avoir une vue d’en-
semble et de tenir compte des volumes de trafic sur plu-
sieurs heures consécutives tout en prévoyant les
ajustements à apporter afin de répondre aux changements à
l’échelle locale.
Une gestion efficace de la circulation est une entreprise com-
plexe. Toutefois, en communiquant avec les clients et d’au-
tres parties prenantes au cours de la journée, les TMU sont
en mesure d’aider les clients à planifier leurs opérations en
tenant compte des défis et des occasions qui se présentent.
Nav Canada
Par MURRAY NICOL
/ Gestionnaire, Affaires Publiques & Communications, Nav Canada




