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31 • Volume 40 Numéro 6 7332 Certains éléments complexes qui font partie du programme d’entrainement en vol en vue du test en vol du pilote privé ne figurent pas à celui du pilote de loisir. C’est le cas du vi- rage à grande inclinaison, des procédures de départ d’un vol- voyage (incluant la vérification de la vitesse-sol et la révision de l’ETA), ainsi que de certaines manœuvres en vol aux ins- truments. De plus, l’expérience d’un vol-voyage de 150 NM en solo n’est pas exigé pour le permis de pilote de loisir. C’est pour cette raison que les exigences d’heures de formation en vol du permis de pilote de loisir sont plus basses que celles du pilote privé. Le permis de pilote de loisir a pour but de permettre à son titulaire de voler un avion simple de manière autonome, pas trop loin de son aéroport de départ, par beau temps et de jour seulement. Ça ressemble donc beaucoup plus aux privilèges du permis de pilote d’avion ultra-léger qu’à ceux du pilote privé. La limite d’âge de 16 ans est d’ailleurs la même pour les deux permis, ce qui permet à des jeunes, tels Alicia Chenel et Zacharie Leblanc, de piloter un avion simple (au lieu d’un avion ultra-léger) tout en étant affranchis de la supervision d’un instructeur de vol. Comparer des pommes avec des pommes Il serait donc plus pertinent de comparer le permis de pilote de loisir (avion) au permis de pilote d’avion ultra-léger, au lieu de le comparer à la licence de pilote privé. N’oublions pas que le permis de pilote d’avion ultra-léger n’exige qu’un mi- nimum de 15 heures de formation en vol pour être délivré, et aucun test en vol proprement dit n’est nécessaire. C’est un seuil d’exigences encore plus bas que celui du permis de pi- lote de loisir. Et pourtant, les privilèges accordés par l’un et l’autre de ces permis sont presque identiques, mis à part le poids de l’aéronef lui-même. Le « gros bon sens » doit donc accompagner la délivrance et l’utilisation du permis de pilote de loisir. En permettant l’obtention de ce permis avec des minima d’expérience aussi bas, Transports Canada fait confiance aux instructeurs de vol certifiés et aux unités de formation au pilotage qui ont l’obli- gation morale de moduler le nombre d’heures de formation en vol en fonction du niveau d’habileté de l’élève-pilote, afin que ce dernier, une fois le permis de pilote de loisir en poche, puisse effectuer des vols simples, de manière autonome, sans aucune supervision de la part d’un instructeur de vol, et de façon sécuritaire. Zacharie Leblanc, qui avait obtenu son permis de pilote de loisir à 16 ans en 2018, détenait une cinquantaine d’heures de vol effectuées dans une école de pilotage de Gatineau, et il avait assisté à 80 heures de cours théorique en classe. Alicia Chenel, quant à elle, a effectué plus d’une soixantaine d’heures de formation en vol et elle a suivi 90 heures de cours théorique en classe avant d’obtenir son permis de pilote de loisir à 16 ans. L’exemple de ces deux jeunes nous démontre que lorsque le « gros bon sens » est bien appliqué, le permis de pilote de loisir est une alternative tout à fait efficace et sécuritaire à la licence de pilote privé, mais surtout au permis de pilote d’avion ultra-léger. Zacharie Leblanc en 2018, titulaire d’un permis de pilote de loisir à l’âge de 16 ans. Alicia Chenel, pilote de loisir à 16 ans, souhaite maintenant devenir pilote de ligne.

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