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JUILLET / AOÛT 2026 8 VOL HISTORIQUE pour les pilotes ainsi que pour leur hébergement lorsqu’ils étaient de service sur la base durant la Seconde Guerre mon- diale. Ces bâtiments sont accessibles et plusieurs ont été amé- nagés comme à l’époque, avec mobilier et accessoires usuels. Une visite immersive dans l’histoire de l’aviation, somme toute. De leur côté, les grands hangars sont également remarquables. Le plus emblématique est le hangar 1, érigé sur une structure métallique en arc surbaissé, comme l’étaient la plupart des hangars d’avions dans les années 1930. Et que dire des portes! À voir! Les hangars 2 et 3 sont plus récents, remontant à la Se- conde Guerre mondiale et ils portent à certains endroits en- core les traces de peinture de camou f lage d’origine. Ce sont là les hangars authentiques qui ont servi (et servent encore…) à l’entretien des Spit f ire et Hurricane. Les espaces d’exposition La collection du musée-aérodrome est répertoriée en cinq sec- tions, soit une pour l’aviation militaire britannique depuis 1914 à la guerre froide, la section dédiée à tout ce qui a trait à la bataille d’Angleterre, le hangar réservé exclusivement aux avions américains (on y retrouve un U-2 et même un SR-71 Blackbird, c’est tout dire…), l’Airspace Hall qui est dédié à l’aviation civile et commerciale contemporaine, et f inalement une section réservée aux véhicules militaires d’assistance au sol utilisés par les Alliés et les forces de l’Axe. Plusieurs avions iconiques peuvent être approchés et admirés. Pour n’en nommer que quelques-uns, un B-17, un P-38 Light- ning, un De Havilland Mosquito, un P-47 Thunderbolt, plu- sieurs Spit f ire et Hurricane, un Bristol Blenheim, un Heinkel He 111, un Junker 88 et, du côté civil, un authentique Concorde, un De Havilland Comet et même le premier avion de ligne à réaction, un Vickers VC10. La flotte en vol : quand l’histoire prend son envol Ce qui distingue Duxford de tous les autres musées d’aviation que j’ai visités à ce jour, c’est la proportion d’avions maintenus en état de vol. Le musée en compte une vingtaine et ils sont fréquemment utilisés pour montrer au public que ces témoins du passé sont toujours actifs et peuvent être observés comme ils l’étaient il y a plusieurs décennies. La f lotte comprend plu- sieurs Spit f ire, un Avro-Lancaster, un Tiger Moth, un DH89 Dragon Rapide (dont je vous parlerai plus loin), un P51DMus- tang et un B17. Deux spectacles majeurs ont lieu chaque année : soit un au printemps, en mai; et l’autre, le Battle o f Bri ‐ tain Air Show , en septembre. On peut aisément passer plusieurs heures à Duxford. Il y a au- tant à faire et à voir à l’intérieur qu’à l’extérieur. Trois restau- rants occupent les lieux et, à la sortie, que dire de la boutique de souvenirs! Tout est tentant pour les passionnés d’aviation que nous sommes! Le Dragon Rapide : pour un vol dans un autre siècle Parmi les joyaux en vol de Duxford f igure le De Havilland DH.89 A, connu surtout comme le Dragon Rapide, un biplan bimoteur conçu en 1934 par la f irme britannique De Havilland Aircraft. À l'époque, cette silhouette caractéristique à voilure sesquiplane (l'aile inférieure étant plus courte et plus étroite que la supérieure) représentait ce qui se faisait de mieux en matière de transport de passagers court-courrier. Avec ses deux moteurs en ligne De Havilland Gipsy Six de 200 chevaux chacun, il pouvait emporter six à huit passagers à une vitesse de croisière d'environ 110 noeuds, avec un rayon d'action de Vue des aménagements extérieurs du musée Un musée vivant! Tout au long de la journée, il y a des mouve- ments d’avions historiques. Ici, un P-40 et un Spitfire 2 places s’envolant! Entrée et accueil
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