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• Volume 40 Numéro 4 37 Lequel choisir : MSFS 2024 ou X-Plane 12 ? Le monde de la simulation de vol sur ordinateur personnel s’ar- ticule aujourd'hui principalement autour de deux géants aux phi- losophies bien distinctes : Microsoft Flight Simulator (MSFS) et X-Plane. Si le choix du simulateur idéal fait l'objet de débats en- flammés au sein de la communauté, une analyse comparative de leurs caractéristiques permet de mieux comprendre ce qui les sé- pare. Une question de logistique : Stockage et autonomie Pour de nombreux passionnés, la première barrière est avant tout matérielle. MSFS est unmonstre de stockage, exigeant près de 490 Go d’espace disque, là où X-Plane se montre bien plus économe avec environ 240 Go. Cette légèreté fait de X-Plane le candidat idéal pour les configurations nomades, comme les ordinateurs portables dotés d'un seul disque interne. Au-delà de l'espace requis, c'est la dépendance à internet qui marque une rupture nette : • X-Plane prône une autonomie totale. Une fois installé (par télé- chargement ou via un jeu de DVD), le simulateur peut fonctionner indéfiniment hors ligne. L'utilisateur garde le contrôle absolu sur ses mises à jour, qu'il peut choisir d'ignorer. • MSFS (en particulier la mouture 2024) impose une connexion internet permanente pour streamer ses scènes en temps réel. De plus, le lancement du jeu est conditionné par des mises à jour obli- gatoires, ce qui peut s'avérer contraignant en cas de connexion ca- pricieuse ou de panne de serveur. Compatibilité et immersion : OS et Réalité Virtuelle Sur le terrain des systèmes d'exploitation, X-Plane se distingue par son support natif de Linux et Mac. Bien que MSFS puisse tourner sur Linux via des couches de compatibilité comme Proton ou Wine, certains modules tiers complexes refusent de s'exécuter. En revanche, la tendance s'inverse totalement lorsque l'on opte pour un casque de réalité virtuelle (VR). La communauté s'ac- corde à dire que l'expérience VR sur X-Plane reste en deçà des at- tentes, tandis que MSFS est unanimement salué pour sa fluidité, sa beauté visuelle et son immersion saisissante en relief. Le choc visuel face à la rigu ur du modèle de vol Visuellement, MSFS écrase la concurrence dès la sortie de la boîte. Grâce à l'exploitation de la photogrammétrie et de l'imagerie sa- tellite, le rendu du sol est d'un réalisme bluffant. X-Plane nécessite l'installation de lourds compléments tiers pour espérer s'en ap- procher, sans jamais égaler la précision de la photogrammétrie de Microsoft. X-Plane tire toutefois son épingle du jeu sur la colori- métrie de son ciel, de ses nuages et, en général de la modélisation de la météo toute jugée plus naturelle que les rendus de MSFS. Quant au modèle de vol, X-Plane détient toujours la couronne de la rigidité scientifique et de son application pour la modélisation de ses modèles de vol. C’est sa force historique. Pour beaucoup de pilotes, X-Plane offre un ‘’ressenti’’ plus vrai, surtout pour son comportement tant au sol que dans les airs. Les capabilités de mo- délisation de X-Plane peuvent par contre ne pas être utilisées à leur pleine capacité par certains développeurs et de là, affecter le comportement de l’avion au grand damdes utilisateurs. Il faut dire que ce dernier constat est aussi valide pour toute modélisation of- ferte sur MSFS 2024. Systèmes et avionique Sur MSFS 2024, l’avionique par défaut est devenue au fil des mises à jour excellente, mais est encore déficiente pour certaines fonc- tionnalités absentes de leur modélisation. X-Plane 12 demeure la

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