V30N3
MAI / JUIN 2026 9 ESSAI EN VOL Une prise en main évidente En ce 1 er avril, au milieu de la matinée, le ciel est partielle- ment dégagé, mais le vent commence à forcer : 040/20 (avec des rafales atteignant 25 kts ou 46 km/h). La température est presque standard : 13 °C. La pression atmosphérique du moment , 1007 hPa (29,74 po Hg), baisse à mesure. Concrètement, je calcule une altitude-densité quasi égale à l’élévation de la plateforme, soit 216 pi (66 m). Pour infor- mation, Alpi Aviation est basée en lisière de l’aérodrome La Comina (LIKL). Malheureusement, ce terrain en herbe est fermé depuis plusieurs années pour raisons administratives. Dans le cadre de cette évaluation, cela ne nous pénalise pas puisque nous décollerons du tarmac de la compagnie. En re- vanche, tester le bimoteur en devenir – Pioneer Twin – com- mandera un déplacement à l’extérieur. La mise en route du turboréacteur Solar est assistée par le FADEC intégré. Point besoin de brancher un groupe de parc, la batterie interne suffit à lancer le moteur. J’omettrai de relater ladite procé- dure, car, la marque et le modèle de la turbine devant chan- ger prochainement, la détailler serait superflu. Précisons néanmoins que simplicité et sécurité sont d’usage. Sous la direction de Corrado, le turboréacteur ronfle en moins de 2 minutes chrono ! Mon instructeur du moment me propose de l’assister aux commandes tandis qu’il va devoir zigzaguer entre les hangars et plus loin autour d’un immense arbre afin de nous extirper des lieux. En m’exécutant, je me rends vite compte que la machine paraît fort maniable. Et avant même de prendre de l’altitude et de nous éloigner, le compétent et aimable Italien m’offre une démonstration d’une perte de contrôle du rotor de queue. Pour cette simulation, il relâche volontairement la pression sur la pédale droite. En station- naire à quelques pieds du sol, le Syton entame alors un lacet vers la gauche. Après 2 tours complets, Corrado ferme les gaz en ramenant la poignée à zéro sur le collectif. Tandis que la « ronde infernale » s’arrête, il baisse gentiment ledit col- lectif et pose I ‐ 9347 en douceur. Après un second opus réa- lisé dans la foulée, c’est à mon tour de jouer. Répétant les actions préalablement accompagnées, je m’en sors plutôt bien. Un second essai me confirme que même un débutant, sur le modèle, peut gérer cette urgence. Puissance et manœuvrabilité affirmées Presque dans l’axe de la piste 18/36 de LIKL maintenant de- vant nous, nous prenons de l’altitude. Cap au nord. Confiant, Corrado m’a laissé d’emblée les commandes. En prenant garde de ne pas défoncer le torque et en surveillant les brins de laine scotchés sur la bulle, je tire sur le collectif en gérant la Vy (90 km/h – 49 kias). Comme la majorité des aéronefs légers et ultralégers en Europe, l’anémomètre est étalonné en kilomètres/heure. Quelle drôle d’idée, alors que les cartes aéro sont en miles nautiques ! Présentement, notre taux de montée dépasse les 1500 pi/min (7,6 m/sec). En tirant un peu plus, tout en circonvenant l’ ECU ou unité de commande électronique quelques secondes – soit en tournant la poignée du throttle à fond (110 %) – on pourrait faire mieux. Et ce, Gros plan sur les mécanismes du rotor principal semi-rigide. Déballage d’une BTP et de son axe. Qualité et finition à l’italienne ! Couronne et axe internes, entraînant le rotor principal : de la mécanique de très haute précision. Le manche du cyclique gauche : ergonomique et multifonctionnel. Idem à droite.
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