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• Volume 40 Numéro 3 30 Aviateurs Québec exprime ses préoccupations concernant les mesures proposées de mitigation du bruit à l’aéroport de Saint-Jean-sur-Richelieu (CYJN) Dans de récentes correspondances avec la direction de l’aéroport de Saint-sur-Richelieu et Transports Canada, Aviateurs Québec a tenu à faire part de ses sérieuses préoccupations à l’égard des me- sures de mitigation du bruit récemment proposées par l’exploi- tant de l’aéroport de Saint Jean sur Richelieu, lesquelles incluent des restrictions sur les opérations de posés décollés ainsi que l’im- position de frais d’atterrissage visant explicitement la réduction des mouvements d’aéronefs. Concernant les restrictions opérationnelles envisagées, Aviateurs Québec estime que cette approche ne repose pas sur une analyse objective et actualisée de la situation acoustique. L’étude de bruit réalisée par SoftdB en 2020 concluait à l’absence de dépassement des critères reconnus en matière de bruit aéronautique. Or, les mesures proposées, font fi de cette étude, et s’appuient principa- lement sur un rapport interne basé sur des plaintes citoyennes, lesquelles semblent provenir d’un groupe restreint de résidents et ne sauraient, à elles seules, justifier l’adoption de restrictions supplémentaires. Dans un contexte où les conditions d’exploita- tion de l’aéroport ont évolué depuis 2020, Aviateurs Québec consi- dère qu’une mise à jour rigoureuse de l’étude de bruit constitue un préalable essentiel à toute prise de décision éclairée. Aviateurs Québec souligne également que l’utilisation accrue de l’aéroport par des écoles de pilotage non-résidentes pourrait être encadrée par des mécanismes alternatifs, notamment la désigna- tion de l’aéroport comme étant PPR (Prior Permission Required) pour ces utilisateurs, une approche déjà mise en œu- vre avec succès à l’aérodrome de aint-Hyacinthe. Cette solution permettrait de répondre aux préoccupations exprimées tout en évitant de pénaliser les pilotes et propriétaires d’aéronefs rési- dents. Les restrictions sur les posés décollés soulèvent par ailleurs des enjeux importants en matière de sécurité aérienne et de confor- mité réglementaire. Le maintien des compétences des pilotes, tel qu’exigé par le Règlement de l’aviation canadien, repose sur l’ac- cès adéquat aux infrastructures et aux opérations d’entraînement. Aviateurs Québec met en doute l’analyse des impacts de ces res- trictions sur la sécurité et la formation continue des pilotes. En ce qui concerne l’imposition de frais d’atterrissage, Aviateurs Québec estime qu’il s’agit d’une mesure inéquitable pour les usa- gers résidents, lesquels acquittent déjà des redevances pour l’uti- lisation des installations aéroportuaires. L’application de ces frais équivaut, dans les faits, à une double tarification qui ne cible pas adéquatement les sources principales des enjeux soulevés et qui risque de nuire à la viabilité des activités de l’aviation générale à Saint Jean sur Richelieu. Plus largement, Aviateurs Québec s’inquiète des conséquences à long terme de l’application combinée de ces mesures sur l’avenir
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