V30N3
Virage par la gauche – un peu dérapé d’ailleurs, me le fait remarquer Corrado – et cap inverse. Au bout de 4 allers-re- tours successifs, je commence à m’adap- ter à cet attractif hélico de poche, au souffle de dragon. Puis ce sera l’expérience de quelques au- torotations. De nouveau stables à un millier de pieds ou trente décamètres, Corrado reprend les commandes. Sans couper vraiment les gaz –seulement réduits à 95 % – il abaisse le collectif et pousse le cyclique en avant pour main- tenir 100/110 km/h (54/59 kias). L’aéronef plonge sans pi- quer face au vent. Puis, bien avant un éventuel « échouage », l’homme ranime tous les chevaux et simule un arrondi avant de mettre sa monture en stationnaire. Puis c’est à mon tour. En suivant conseils et recommandations, je m’en sors passablement. Quelques sessions supplémentaires seraient salutaires. Normal ! Même avec de l’expérience dans une ca- tégorie, de l’entraînement reste nécessaire pour maîtriser toute nouvelle machine. Après la découverte plus au sud d’une nappe d’eau méritant un stationnaire prolongé, c’est un respectueux ciao à la Cellina. Presque une heure s’est écoulée depuis le démarrage. Avant de franchir la route qui nous sépare des installations, je refile les commandes à l’ami Corrado. Le vent a encore forci. Pourtant, il louvoiera avec virtuosité jusqu’à l’hélisurface, comme si de rien n’était. Bravo ! En conclusion Malgré un vent soutenu, soufflant parfois en rafales, j’ai trouvé la prise en main intuitive, naturelle. Les instructions données préalablement, puis en direct par Maît e Ru alen , ont évidemment concouru à une bonne utilisation. Le com- portement de cet hélicoptère léger (ou ultraléger, selon le pays de destination) mettra en confiance le pilote et par ex- tension l ’éventuel passager. Copieusement vi tré, le Syton AH130 est plaisant à manœuvrer, car peu « vibreux » et assez véloce. Ses commandes sont précises, fermes sans être dures et sans trop d’amplitude – notamment le manche du cyclique. Au risque de déplaire aux aficionados des Robinson R22 et variantes, je privilégie les hélicos munis de 2 manches individuels plutôt que d’un balancier commun. Cependant, on s’habitue à tout… Dans le domaine du com- paratif, je me suis senti plus à l’aise aux commandes de cette MAI / JUIN 2026 11 ESSAI EN VOL Capture du plan, sous CATIA V5, de l’architecture du Syton AH130. Les pales du rotor de queue sont en alliage d’aluminium aéro + une dérive verticale sur la poutre. Poutre tubulaire munie de 2 stabilisa- teurs horizontaux. À gauche comme à droite, chaque palonnier intègre des pédales ajustables.
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