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J e mets de côté, dans ce numéro, ma chronique habituelle sur le tourisme aérien pour vous relater comment certains pi- lotes que je croise à l’occasion ont obtenu leur PPL pratique- ment à l’âge de la retraite. Je veux donc passer le message à ceux qui commencent à grisonner et se demandent s’il est trop tard pour eux d’apprendre à voler. La majorité d’entre nous, pilotes privés ou en devenir, ont res- senti tôt dans leur vie l’envie de voler et de piloter. À moins d’avoir décidé de s’y mettre à f ond pour en f aire carrière, la grande majorité ont attendu d’avoir un emploi fixe, un loge- ment et un coussin financier pour entamer leur f ormation. Pour certains, le degré de con f ort requis, à savoir la disponi- bilité, le temps libre et les moyens financiers, ne se mani f este que la quarantaine passée, voire plus tard. La passion demeure et ils envient ceux qui volent au-dessus de leur tête lorsque le rugissement d’un moteur se f ait entendre… On ne compte plus au Canada et aux É.-U. les retraités qui en- tament leur cours de pilotage. Plusieurs, vous serez surpris, sont dans la soixantaine, autant des hommes que des f emmes! Un cas parmi tant d’autres Comme illustration d’un parcours de f ormation en fin quaran- taine, je vous raconte dans cet article l’odyssée d’un Montréa- lais, Je ff Mitelman, une connaissance d’il y a quelques années. J’ai rencontré Je ff dans le cadre de l’exercice de ma pro f ession et, par un pur concours de circonstances, je l’ai invité en 2020 On pense souvent qu’il faut être jeune, dans la vingtaine, pour apprendre à piloter… En réalité, il n’y a pas d’âge et, actuellement, un nombre considérable de personnes aux cheveux gris réalisent leur rêve de piloter! AÉROTOURISME Devenir pilote, la quarantaine venue… Par Marc-André Théorêt I marcandretheoret@gmail.com JANVIER / FÉVRIER 2026 13 Décembre 2024, retour de Jeff à l'aéroport après avoir effectué son test PPL en vol avec l'examinateur.

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