V29N5

• Volume 39 Numéro 5 38 vers Las Vegas. Il y en avait pour environ 2 h 30 de vol. L'atterris- sage à l'aéroport international de Las Vegas est quelque chose d'absolument extraordinaire. C’était, entre autres, une première pour moi de me poser avec un « caution wake turbulence » suite à un A320 qui s’était posé juste devant moi ! La qualité des infrastructures, l’ef f icacité et la courtoisie des con- trôleurs aériens, le niveau de service des FBO, et le tout à des prix plus que raisonnables, ne cessent de m’impressionner. Quand je pense qu’un aéroport international comme Las Vegas ne me charge pas de frais d’atterrissage, alors que chez nous des struc- tures bien plus modestes sont rendues payantes ! J’utilise le FBO Atlantic qui facture une prise en charge de 40 $, puis 20 $ par nuit, un peu plus cher que le standard des FBO, mais bon… c’est Vegas, et c’est le prix pour se retrouver à distance de marche du Vegas-Strip et de tous ses hôtels ! De plus, une navette de courtoisie nous dépose à l’hôtel et revient nous chercher deux jours après pour le départ. L’avion est complètement pris en charge et sécurisé par leurs équipes. Le séjour à Vegas est un peu décevant : on dirait qu’ils ne se sont pas remis de la période Covid. Les prix ont f lambé, tout est payant et cher. La bouteille d’eau dans la chambre d’hôtel et la capsule de café sont entre 6 $ et 10 $. Les croupiers de casino sont seuls devant des tables vides, avec une mise minimum de 50 $, et quelques rares tables à 25 $. Bref, c’est un peu devenu un piège à touristes, même si les chambres restent à des rapports qualité/prix intéressants. Tout le reste a f lambé. Après avoir quand même pro f ité de notre escapade à Vegas, nous partons le 24 décembre vers Page, Arizona (KPGA), avec au pas- sage le survol du Grand Canyon — un vol magni f ique d’environ 2 h 30, avec une arrivée à Page en milieu de journée le 24 décembre, et l’intention d’y passer deux nuits. Nous n’avions pas trop anticipé que tout, ou presque, serait fermé dans cette petite ville, et que notre repas de Noël serait composé de ce qu’on avait bien pu trouver à la boutique de la station-ser- vice ! Le point positif étant que toutes les entrées payantes étaient gratuites ce jour-là. Nous avons pro f ité du « Horseshoe Bend » ainsi que du magni f ique « Glen Canyon ». Nous avons aussi béné- f icié de tarifs hôteliers fort intéressants en cette période creuse. Au passage, je découvre aussi que la bouteille d’oxygène que je gardais désormais pleine en tout temps coûtait 65 $ à remplir à KFFZ, et seulement 15 $ à Page. Depuis, je pro f ite de tous mes pas- sages à Page pour un top-up de ma bouteille d’oxygène ! Nous repartons le 26 décembre pour un vol retour vers KFFZ, avec encore un magni f ique survol du Grand Canyon, puis un arrêt à Sedona, où nous dégustons un succulent burger au restaurant de l’aéroport, suivi d’une visite éclair avec une location de voiture à l’heure. Nous rentrons donc à KFFZ bien comblés de notre périple, mais avec le petit stress de l’énorme achalandage de tra f ic sur cet aéro- port contrôlé, où il est fréquent d’avoir au même moment 4 ou 5 avions dans le circuit de chacune des deux pistes, avec des instruc- tions de suivre tel ou tel avion. Il faut vraiment suivre le bon ! Je dis ça, car il m’est arrivé de suivre le mauvais, ce qui a donné lieu à une remise de gaz d’un des avions, et un commentaire d’insa- tisfaction à mon égard de la part du contrôleur. Sedona Las Vegas International Page Horseshoe Bend Glen Canyon, Lake Powel La suite de ce voyage sera publiée dans l'édition novembre/décembre de L'Aviateur!

RkJQdWJsaXNoZXIy NDY5MjU=