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se trouve que c’est le seul jour du siècle où c’est la pression type qui prévaut! La pression dans le boîtier de l’altimètre correspond à la pression dans le ballon anéroïde et l’aiguille indique que nous sommes à une altitude de « 0 » pi au-dessus du niveau de la mer (ASL). Si l’aéronef vole et atterrit sur un terrain situé au sommet d’une montagne, à une altitude d’aérodrome de 4 000 pi ASL, la pression barométrique extérieure, et donc la pression dans le boî- tier de l’altimètre, diminuera. Dans ce cas, comme le montre la fi- gure 2, la pression a baissé de 4 po de mercure pour atteindre 25,92 Hg, ce qui correspond à notre gradient adiabatique standard de 1 Hg pour chaque 1 000 pi. Naturellement, la capsule anéroïde se dilate et, reliée au cadran, donne une indication de 4 000 pi A M S a L is . tout cela se passe dans une atmosphère type où la pression au niveau moyen de la mer (MSL) est de 29,92 Hg. Que se passe- t-il lorsque la pression au MSL n’est PAS la pression type, lorsqu’elle est supérieure ou inférieure à la pression dans la cap- sule anéroïde? Revenons à notre aérodrome au niveau de la mer. Ce que nous voyons dans la figure 3, c’est que la pression baro- métrique à l’aéroport, souvent appelée pression à la station, est maintenant inférieure de 2 Hg à la pression type : 27,92 Hg. 2 po est égal à 2 000 pi, et donc lorsque la capsule anéroïde se dilate, l’aiguille indique 2 000 pi. Ce qui est logique, puisque la pression est plus faible — moins de molécules d’air — à une altitude plus haute. « Mais je ne suis pas plus haut! » pense le pilote. « Je suis toujours au niveau de la mer! » Et c’est là que M. Paul Kollsman entre en scène! Il a inventé l’altimètre de précision en 1928. En tournant le bouton et en déplaçant l’échelle dans la fenêtre Kollsman, le mécanisme intérieur en entier de l’altimètre tourne. Dans ce cas, en tournant le bouton jusqu’à l’apparition d’un MSL de 27,92 Hg sur l’échelle de pression barométrique, l’aiguille re- viendra à « 0 », qui est l’altitude correcte, comme le montre la fi- gure 4. Bien que cette pratique ne soit pas utilisée dans l’aviation, une au- tre façon d’expliquer le fonctionnement de l’altimètre est de de- mander aux étudiants ce qu’afficherait la fenêtre Kollsman si, quelle que soit l’altitude à laquelle se trouve un aéroport, on ré- glait l’aiguille à « 0 »? Dans le cas présent, nous comparons la pres- sion dans la capsule anéroïde (29,92 Hg) à la pression dans la boîte, qui est la pression de l’air extérieur mesurée à l’aide d’un baromètre. Le scénario est le même que celui de la figure 4 : l’échelle de pression barométrique indique la pression baromé- trique extérieure, ou pression à la station. On parle parfois de QFE, « FE » étant l’abréviation de « field elevation » (élévation de l’aé- rodrome). Si nous procédons ainsi — en calant l’altimètre sur « 0 » — à l’aé- roport sur la montagne de la figure 2, une pression de 25,92 Hg sera indiquée. Mais cette pression est propre à cet aéroport; cela ne servirait pas à grand-chose si nous décollions d’ici et atterris- • Volume 39 Numéro 3 41 Figure 3 Figure 4

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