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• Volume 39 Numéro 3 40 par John Picone, instructeur de l’école de formation au sol Brantford Flight Center. Publié dans Sécurité Aérienne – Nouvelles, numéro 4/2024 (TP 185F) À haute altitude et à basse altitude : tenez la fenêtre Kollsman bien à l’oeil Le désir de comprendre quelque chose, de pouvoir le conceptua- liser, m’est particulièrement évident en tant qu’instructeur d’école de formation au sol. Qu’il s’agisse de l’aérodynamique, d’un décro- chage d’empennage, de la prise en compte du givrage du carbu- rateur même lorsque la température extérieure est de 30 °C, ou de la raison pour laquelle un pilote corrige vers la droite en tra- versant un front, je veux que mes étudiants comprennent, et pas seulement qu’ils mémorisent les leçons. Combien de pilotes se- raient encore en vie s’ils avaient eu une compréhension profonde du facteur de charge et de la vitesse de décrochage en virant len- tement de l’étape de base à l’étape finale? S’il y a un domaine où la compréhension est importante, c’est bien l’altimétrie. La maxime anglaise « high to low, look out below ! » (à haute altitude comme à basse altitude, regardez au-dessous) est certainement un bon moyen mnémotechnique, mais il est es- sentiel de comprendre ce qui se cache derrière cet axiome. Aider les élèves à conceptualiser le fonctionnement de l’altimètre et la façon dont il doit être ajusté me remonte (hi!) le moral. Plus tôt dans le cours, les étudiants ont déjà conceptualisé que l’air est composé de molécules et qu’en raison de la gravité plus forte près de la surface de la terre, plus on monte, moins il y a de molécules d’air. En outre, les molécules d’air situées en hauteur exercent une pression sur celles situées en dessous. Plus les mo- lécules sont proches de la surface de la terre, plus la pression est élevée; plus les molécules sont éloignées de la surface de la terre, plus la pression est faible. La classe est également déjà familiarisée avec le baromètre à mercure, les normes liées à l’atmosphère type internationale (ISA) en matière de température et de pression au point de référence du niveau de la mer, ainsi que les gradients adiabatiques de pression et de température standards par rapport au point de référence. Si l’on ajoute à cela une compréhension des rudiments du circuit anémobarométrique, tout est en place pour explorer les erreurs de calage altimétrique et leurs conséquences. Comment un altimètre de précision (doté d’une fenêtre Kollsman) fonctionne-t-il avec le comportement de l’air pour nous indiquer avec précision l’altitude à laquelle nous nous trouvons? Et quelles sont les conséquences si un pilote néglige de caler l’altimètre de manière appropriée? La première étape consiste à faire comprendre aux étudiants le fonctionnement de l’altimètre. Bien que la désignation précise soit « capsule anéroïde », je dis à la classe que l’altimètre est simple- ment une boîte avec un ballon à l’intérieur. Il ne mesure pas vrai- ment l’altitude, mais plutôt les changements de pression. Ensuite, par la magie des tringleries, des aiguilles et des chiffres sur un ca- dran, il convertit les changements de pression en changements d’altitude. Grâce à la prise statique, l’air dans la boîte qui entoure le ballon est relié à l’air ambiant; c’est-à-dire l’air dans lequel se trouve l’aéronef à tout moment, qu’il soit au sol ou dans le ciel. La pression dans le ballon est toujours la même. Il pousse sur la paroi du ballon avec une pression de 29,92 po de mercure (Hg). La pres- sion autour du ballon varie en fonction de la pression de l’air am- biant. Imaginez un ballon gonflé au fond d’une piscine jusqu’à une taille donnée. Imaginez ensuite que la pression à l’in- térieur du ballon soit la même que celle de l ’eau qui l ’entoure (image A). Maintenant, si nous laissons le ballon s’élever plus près de la surface de la pis- c i ne , où l a pression de l ’ e a u e s t m o i n d r e (image B), il se d i l a t e ra parce que la pression à l’intérieur de ce- lui-ci est restée constante. L’altimètre fonctionne exactement de la même ma- nière : la pression à l’intérieur du ballon (capsule anéroïde) reste constante et il se dilate ou se contracte en fonction de la pression de l’air environnant. Reprenons le scénario de la figure 1 : un aéroport qui est au niveau de la mer un jour où la pression barométrique est de 29,92 Hg. Il Image A Image B Figure 1 : Image d’avion de SmashIcons. Image d’aéroport par ClipArt Library Figure 2
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