V29N2
MARS / AVRIL 2025 7 Classé parmi les meilleurs autogires actuels, le Cavalon séduit autant en Europe qu’en Amérique du Nord. Au Canada, c’est Air Pro G yro qui importe officiellement le modèle et la gamme associée. L’entreprise est basée à l’aérodrome de Saint-Apollinaire (CAA4) : un site bien adapté, été comme hiver, au vol en gyrocoptère, mais également aux aéronefs légers conventionnels. Un lieu à découvrir, une voilure tournante à ex- périmenter ! I nventé par l’Espagnol Juan de la Cierva en 1923, el autogiro connut un succès fugace. Tombé en désuétude, il fut redé ‐ cou rt dans les années 1950 par le Russo-Américain Igor Bensen. Aujourd’hui, avec l’avènement des matériaux compo- sites et l’emploi de logiciels pointus, design et performances, mais surtout sécurité font des autogires modernes des aéro- dynes à part entière. C’est le cas des Magni (Italie), Ela (Es- pagne), DTA (France. Production arrêtée en 2023), SilverLight Aviation (USA) et, bien entendu, AutoGyro (Allemagne). Comment ça fonctionne ? Même si les autogires ressemblent, d’une certaine façon, aux hélicoptères, leur voilure tournante opère différemment. D’abord, les pales du rotor sont f ixes. Seule la tête s’incline d’avant en arrière et bascule de droite à gauche, et vice versa. Ces actions contrôlent le tangage et le roulis. Comme il n’y a évidemment pas de rotor de queue, de fenestron ou de notar, c’est la ou les dérives verticales qui corrigent les écarts en lacet. Ensuite, la propulsion n’est point assurée par le rotor principal, mais via une hélice – elle-même entraînée par un moteur. Ce dernier n’est pas connecté au rotor. Seul un prélan- ceur – mécanisme servant à initier la rotation de la voilure tournante libre – puise temporairement sa force sur la moto- risation à combustion. Dès que l’aéronef avance, le vent relatif passe à travers les pales et entretient le mouvement. Contrai- rement encore une fois à l’hélicoptère, le gyrocoptère décolle le nez haut, car l’air attaque son rotor par le bas. En fait, sa voi- lure travaille en perpétuelle autorotation. Ce qui n’est pas le principe de l’hélico. Dans le tableau comparatif ci-après, on notera les capacités intrinsèques des 3 types d’aérodynes : ESSAI EN VOL Texte et photos : Richard Saint-George Auto G yro Ca v a lon : technologie a llem a nde, distribution québécoise
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