V29N2

MARS / AVRIL 2025 10 ESSAI EN VOL 182 km/h (98 kias). Vitesse vraie : 177 km/h (96 kts). Vitesse sol (GPS) : 153 km/h (83 kts). Virage à gauche, à 30 deg d’in- clinaison, et nous voilà sur le cap opposé (330º). Au loin, par- delà le Saint-Laurent et l’immensité des plaines, la ville de Québec se dessine. Carte postale d’hiver. Pendant que « mon instructeur du jour » tient de nouveau les commandes, je note les vitesses. IAS : 185 km/h (100 kias) ; TAS : 179 km/h (97 kts) ; GPS : 151 km/h (82 kts). La moyenne des vitesses ‐ sol me semble passablement inférieure à celles indiquées et vraies . N’ayant pas réalisé de triangulation, ni répété plusieurs fois ce test, le résultat sera donc à interpréter sous toutes ré- serves… Quelques virages appuyés et plus encore Pour virer, à droite ou à gauche, seule une action sur le manche suf f it. Pas besoin de mettre du pied au palonnier (seulement un peu, à droite, en montée rectiligne). Le passage d’un bord à l’autre, à 30 deg d’inclinaison, se fait en 3 secondes. À l’inverse d’un avion – virant avec ses ailerons, coordonnés avec le gou- vernail – un autogire tourne en inclinant simplement son rotor. Cela demande une certaine force dans les bras. Surtout lorsque l’on f lirte avec les 60 degrés (limite en montée : 30 deg). Plus loin, mais seulement à quelques milles de Saint-Apollinaire, je propose à David de faire un peu de vol lent, puis de simuler un atterrissage d’urgence. En réduisant la cadence du Rotax, le Cavalon demeure docile. Maintenir une altitude voulue re- quiert juste un ajustement de l’assiette au manche. On com- pense, à mesure, à l’aide du trim électrique (bouton 4 axes agencé au top du manche). En réduisant complètement les gaz, la bande déroulante de l’anémomètre Garmin tombe rapide- ment dans le coma. Le Cavalon, éternellement en autorotation, descend alors quasiment à la verticale. Le vario intégré dégrin- gole allégrement aussi (± 1800 pi/min ou 9,1 m/sec). Impos- sible d’atterrir dans ces conditions. Il faut donc piquer décemment et reprendre de la vitesse a f in de réduire notre taux de chute. C ‐ GKKV obéit. Devant nous, le champ choisi grossit à vue d’œil. Remise des gaz. L’outil répond. On remonte. Zéro stress ! Peu après, David me fait la démonstration d’une volte-face en lacet. Sans incliner le rotor, juste en appuyant franchement sur une pédale, la machine opère un demi-tour. Idem dans l’autre sens. En insistant, on peut même effectuer plusieurs 360 successifs sans problème. Ce que je m’empresse de faire ! Nez sur l’horizon ou vers le bas, le Cavalon assure. Après bientôt une heure passée à évaluer les capacités de l’ap- pareil con f ié, voici le temps de regagner CAA4. Cinq minutes plus tard, nous intégrons le circuit. Tour de piste par la gauche pour se poser sur la 32. Sur un plan d’environ 5 %, je main- tiens 100 km/h (54 kias) en f inale. Avec une bonne marge en hauteur, nous coupons l’axe de l’autoroute 20. Le seuil, enfoui sous la ouate , est là. Je relève la proue. Léger effet de sol, puis les roues touchent. Inutile de freiner. Nous avons amplement d’espace en avant pour ralentir. Tant, que je me permets de ra- nimer le Rotax pour redécoller sur quelques mètres. Histoire de voir. Pas de problème. Se reposer, dans la foulée, est un non-

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