V28N6
• Volume 38 Numéro 6 30 Avec une turbine no problemo… Nous sommes arrivés à Greenville vers 18 h 30, un gentilhomme nous guide pour placer l’avion après notre sortie sur la rampe du lac Moosehead où déjà quelques avions étaient stationnés. Puisqu’il n’y a pas de taxi, le gentil gars nous a donné un lift pour acheter notre souper à un restaurant du coin, puis nous a emme- nés à un Air BNB situé à 17 milles le long du lac Moosehead qui est de toute beauté, en passant. Puisqu’il savait que le lendemain nous étions sans transport, notre accompagnateur m’a donné le numéro de téléphone d’Howard, qui est l’un des fondateurs de l’évènement et qui y a agi comme bénévole depuis plus de 46 ans. Howard arrive 30 minutes après mon coup de téléphone et on a la chance de prendre le petit déjeuner sur une terrasse au sud du lac, où les avions font leur approche… pour trois pilotes, c’est la cerise sur le sunday, mais là ce sont des crêpes que je mangeais ! Le jeudi assez tranquille, le vendredi un peu plus occupé, mais le samedi, attention c’est là que ça se passe. L’avantage de faire la promotion d’un appareil à cet endroit, c’est comme en Alaska. Pendant le spectacle, tu peux demander de déplacer l’avion pour aller sur la rampe pour aller faire des vols de démonstration, contrairement à Oshkosh où l’avion n’a pas grouillé de la semaine. Toutes les circulations des avions au sol se font sans moteur, une équipe de jeunes volontaires sous l’œil averti du « Ramp Boss, » Jaysen Strange. Non son nom n’est pas étrange… et d’une efficacité exemplaire, il nous a rendu la tâche facile à chaque fois que nous lui demandions un service. Les bénévoles là-bas sont d’une gen- tillesse exemplaire et la sécurité des personnes et des appareils est leur priorité. Jaysen et moi avons établi une complicité très rapide et réciproque au point que le dimanche matin, avant de partir, on a fait comme les joueurs de hockey qui, à la fin du match, échangent leurs polos. Jaysen obtenant mon « hoodie » d’Avionnerie Val d’Or et moi celui du Splash inn. J’ai quand même suivi son conseil de le laver avant de le porter… J’ai effectué plusieurs vols de démonstration, dont un au proprié- taire du plus beau Beaver amphibie au monde, selon moi et sur- tout selon Yvon, ancien pilote de brousse, qui, à 85 ans, a vu neiger… ou plutôt en a vu passer des avions dans sa vie. Mark Stephens, de Pennsylvanie, qui, par hasard vient pêcher dans le coin de Senneterre avec une vingtaine d’employés, chaque année. Étant né dans ce village, on a vite trouvé des noms d’amis com- muns, Les Sigouin qui étaient les propriétaires de la pourvoirie demeurant sur la même rue que moi à l’époque. Lors des vols de démonstration avaient aussi lieu les courses au décollage affrontant les avions similaires. Un propriétaire d’un su- perbe Cessna 206 amphibie avec une turbine de 450 HP est venu nous lancer un défi… il se cherchait un autre avion turbopropulsé
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