V28N6
• Volume 38 Numéro 6 29 côte, mettent plein gaz pour être le premier qui quitte l’eau, amer- rissage de précision, en équipe de deux, détacher un canot d’un avion amarré au quai, un des deux part en ramant avec le canot vers un autre quai à 500 pieds au large. Pendant ce temps-là, le pilote détache son avion, c’est le cas de le dire, saute dedans, dé- marre et taxi sur le redan, rejoint l’autre quai où son canotier l’at- tend, accoste, tous deux attachent l’avion, attachent le canot sur le flotteur, détachent à nouveau l’avion, lance la rame à bord de l’avion, y prennent place rapidement, le pilote redémarre le mo- teur et l’avion retourne au quai de départ en trombe sur le redan. Ils attachent de nouveau l’avion, détachent le canot et, dès que ce- lui-ci est sur le quai, on arrête le chronomètre. Les meilleurs font ça en moins de 5 minutes, tout un spectacle où des milliers de spectateurs peuvent voir toute la scène. Un autre défi consiste à faire tomber un objet dans une cible pré- cise en vol, sur le plan d’eau. Outre les activités, l’exposition des avions autant au lac qu’à la piste est aussi toute une attraction. Nous avons visité un DC3 sur flotteurs, le seul au monde qui a d’ailleurs effectué un vol de dé- monstration le dimanche. J’ai parlé au pilote qui m’a indiqué que la vitesse de décollage est 80 mph, la vitesse de croisière 120 et l’amerrissage 80. Il y a également la vente d’articles promotionnels, bref tout pour un divertissement fort agréable pour tous. Tous les profits sont remis dans la communauté. Donc, cette année, Avionnerie Val d’Or, qui transforme un DHC2 en DHC2T avec BXwings, a décidé d’aller participer à l’évènement. D’ailleurs Aviateur Québec dans sa revue Aviation avait produit un excellent article dans sa revue de novembre et décembre 2022 sous le titre : Prodigieux BX turbo Beaver de l’avionnerie Val d’Or. Pour ceux qui désirent en savoir plus, allez sur le site d’Avionnerie Val d’Or pour plus d’informations. Je disais donc que Gaetan Gilbert, mon boss, me demande d’être disponible comme pilote pour aller à Greenville. Je n’avais jamais été dans ce coin de pays. J’ai donc contacté Gilles Lambert qui m’a gentiment mis en contact avec Gilles Lapierre pour en connaître un peu plus pour s’y rendre. Puisque notre avion est amphibie, il fut assez aisé de trouver un endroit pour rencontrer un « custom officer ». Attention par contre, si vous revenez des É.-U. la fin de semaine, il est plus dif- ficile de trouver un bureau ouvert pour les formalités de douane, nous on a choisi CYQB. Ce n’est qu’à 127 SM de Greenville, moins d’une heure avec notre coucou. Afin de rendre l’utile à l’agréable, nous avions rencontré des gens intéressés pour un vol de démonstration au sud du parc La Vérendrye. Premier arrêt dans le coin d’Hawkesbery, pour un vol de démonstration à Marc. 2 e arrêt Burlington, pour rencontrer no- tre douanier américain, qui a été très sympathique, et effectuer deux vols de démonstration à Kyle, Christ et Gerry. Puis, vers 17 h 30, on décolle pour Greenville, cap franc est. On survole des montagnes quand même de bonne dimension, jusqu’à 4300 pieds d’altitude. Mais, chanceux comme trois papes, nous étions trois à bord, Gaetan, Yvon le proprio d’UGQ et moi, avons fait le vol à 9500 pieds indiqués.
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