V28N6

• Volume 38 Numéro 6 28 Notre expérience au 50 e rassemblement aérien d’hydravions à Moosehead Lake Greenville Maine, É.-U. ou The 50 th internatio- nal seaplane Fly-in September 5-8 th , 2024. Cette petite communauté tissée serrée de 1400 âmes et de plu- sieurs orignaux… organise depuis 1973 un rassemblement aérien d’hydravions qui a pour but de promouvoir le pilotage sur flot- teurs, faire connaître l’aviation, permettre aux pilotes de faire des contacts, partager leur expérience et divertir la communauté la deuxième fin de semaine de septembre, soit entre la saison occu- pée de pêche l’été et celle de chasse qui débute mi-septembre. Pourquoi Greenville ? À l’époque, Greenville était le dernier village au bout de la route de gravier, situé dans les Appalaches. Comme disaient les gens à l’époque : « au bout du boute ». L’endroit était reconnu pour sa région sauvage où les orignaux étaient plus nom- breux que les habitants, le lac Moosehead n’a pas été nommé sans raison. Secteur de pêche, de chasse giboyeuse les « wanna go fi- shing or hunting » n’avaient que deux moyens pour se rendre à leur endroit de chasse ou de pêche préféré, l’avion ou la moto- neige. Il n’y avait pas d’autres chemins forestiers à l’époque. Je trouve cette situation semblable à celle de ma ville natale, Senneterre, qui dans les années 70, avait une importante base d’hydravions où la compagnie Air Fecteau offrait un service aérien sur flotteurs avec ses Cessna, Beaver (DHC2) et Otter (DHC3). D’ailleurs c’est en voyant quotidiennement ces avions s’envoler dans le ciel que j’avais décidé, à l’époque, de postuler au cégep de Chicoutimi pour y suivre ma formation de pilote. Greenville par contre, ce que n’a pas fait Senneterre, décide en 73 de débuter le premier Fly - in, et n’a jamais cessé de l’offrir depuis. D’année en année, vu la grande popularité de l’activité, ils ont dé- cidé d’y ajouter des concours, où les pilotes pouvaient se mesurer à des appareils semblables pour démontrer leurs habiletés. C’est maintenant devenu le plus important rassemblement d’hydra- vions au monde. Les pilotes de l’époque savaient qu’en Alaska c’était la mec des pi- lotes de brousse, cependant, eux, les « Maniacs », car c’est ainsi qu’on les surnomme, croyaient dur comme fer qu’ils étaient dans les meilleurs également. Donc pour agrémenter leur fly-In, qui a attiré jusqu’à 300 avions (hydravions, amphibies et avions sur roues à l’aéroport), certaines années, ils ont rajouté plusieurs ac- tivités pour divertir le public. Certaines années le « splash-inn » a attiré jusqu’à 15 000 personnes, lorsque j’ai pris connaissance de l’historique de cet évènement dans un journal local. Voici certaines des activités enlevantes : course de décollages, comme une course de dragsters, où deux avions similaires, côte à Par André Bilodeau Notre expérience au 50 e rassemblement aérien de Greenville

RkJQdWJsaXNoZXIy NDY5MjU=