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JUILLET / AOÛT 2024 61 V oici l’historique du Curtiss TP-40 N 42-104977 qu’il pilote aujourd’hui, mais disons d’abord quelques mots d’intro- duction sur le P-40. C’était le seul chasseur américain dispo- nible au début de la Deuxième Guerre mondiale. Il s’inscrivait dans l’arbre généalogique de la prestigieuse compagnie Cur- tiss-Wright ayant vu le jour en 1929. Son premier vol eut lieu le 14 octobre 1938. Quelque 13 738 exemplaires furent construits à Buffalo (NY). Muni d’un moteur Allison de 1150 ch lui permettant une vitesse maximum de 360 mi/h (580 km/h) et de croisière de 270 mi/h (435 km/h), il était surnommé Warhawk par les Américains. Les Britanniques le nommaient Tomahawk pour la version P-40B et Kittyhawk pour les autres versions. Le P-40 N 42-104977 est livré au 49 e Groupe du 8 e Fighter Squadron de la 5 e Air Force et est assigné au lieutenant Joel D. Thorvaldson alors en opération en Papouasie-Nouvelle- Guinée en 1943. Le 13 septembre 1943, le moteur de Punkins 55 de Joel Thorvaldson, alors en mission de combat pour intercepter des avions japonais dans le secteur de Tsilli Tsilli, tombe en panne à la suite d’un féroce combat aérien. Malgré tout, il réussit à poser sur le ventre son Warhawk dans des hautes herbes de Texte et photos : Pierre Lapprand Le rêve américain (2 e partie) Dans la 1 re partie de mon article, je parlais du pilote Thom Richard qui a littéralement accompli son rêve en pilotant son propre Curtiss TP-40 N à double commande. HISTOIRE Photo Pierre Lapprand Le 42-104977 P-40 Warhawk piloté par le lieutenant Merle Wolfe vole vers la baie de Marilinan en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Photo : Dave White
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