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JUILLET / AOÛT 2024 59 HISTOIRE après la création de l’USAAF, l’endroit devient le 4105 th Army Air Force Base Unit Aircraft Storage Depot pour être renommé le 3040 th Aircraft Storage Depot. En 1965, on organise le site en le chargeant du traitement des avions de toutes les Forces armées des É.-U., incluant ceux du NAS Litch f ield Park, de l’US Navy, de l’US Marines et de la garde côtière. En 1968, quelque 500 avions seront ainsi déplacés du NAS Litch f ield Park à la Davis-Monthan Air Force Base. En 1964, une nouvelle orientation est donnée par l’US Defence. Elle ordonne le regroupement de tous les centres de stockage d’avions et d’hélicoptères du pays en un seul endroit. Pour cela, on crée l’Aerospace Maintenance and Regeneration Cen- ter (AMARC). L’AMARG… En 1985, c’est l’arrivée de missiles balistiques intercontinen- taux offerts pour le démantèlement, la réutilisation des lance- ments de satellites et la remise d’appareils en bon état de vol. On renomme l’endroit Aerospace Maintenance and Regenera- tion Group (AMARG). C’est sous son toit que gravitera le 309 th AMARG. C’est une installation spécialisée, unique en son genre, au sein de la structure organisée des matériaux militaires de l'Air Force Materiel Command, sous le commandement d’Ogden Air Logistics Complex de la Hill Air Force Base et contribue directement à la défense des É.-U. C’est devenu un gigantesque parc qui contiendrait environ 5900 moteurs et 340 000 pièces d’avions pour l’USAAF, l’US Navy, l’US Marines, l’US Army et l'US National Guard, en plus de plusieurs agences fédérales, dont la NASA. On y trouve de nombreux appareils de combat, de transport et de surveillance, réduits à un état d’épaves, tels ces avions aux ailes démontées, sans train d’atterrissage, sans nez, sans moteur et sans structure. Sur ce site de 2600 acres (11 km 2 ), l’AMARG emploie environ 500 civils, 200 sous-traitants et plu- sieurs militaires. Sous la gouverne du Congrès américain, c’est donc l’AMARG qui est responsable de ces pièces et en déter- mine l’usage approprié aux demandeurs militaires américains et même celles revendues à l’étranger. Toutefois, certains ap- pareils ou pièces seront vendus à des sociétés civiles ou des particuliers. Chaque année, elle envoie près de 500 millions $ US de pièces de rechange aux clients militaires, gouvernemen- taux et alliés. C’est ainsi que l’on a découvert plus tard ce que supposait éga- lement la réception de ces vieux appareils. À leur arrivée, tous les aéronefs et pièces sont véri f iés en vue d’une possible re- mise en état et être rendus par la suite en service actif. Les ra- dars et les équipements électroniques sont enlevés. On protège ensuite les avions de la poussière et des moisissures qui endommagent les entrées d’air, les moteurs, les cockpits et autres équipements par un jet pressurisé spécial (Spaylat). Avant d’être retenus par des musées, certains d’entre eux f i- niront par être démolis pour la ferraille, dont la vente pro f itera au gouvernement américain. Par exemple, de vieux et gros avions, tels des B-52, sont coupés en morceaux avec une guillo- tine de 13 000 lb (5,9 tonnes), treuillée par un câble en acier et soutenue par une grue. Ce qui reste est gardé en vue de rem- placements de pièces perdues ou cannibalisées. En f in, sur le site, la Flush Farm s’occupe des vidanges de carburants et d’huiles. Le 21 avril 2021, l’AMARG célébrait ses 75 ans d’existence. Il est bien dommage que celle-ci ne soit plus disponible pour re- cevoir comme autrefois les passionnés d’aviation. Car de tels sites aussi imposants et à ciel ouvert sont un endroit de visites fantastiques et pérennes. Q Série de F-16 attendant des jours meilleurs. Crédit photo : Amber Porter, U.S. Navy Photo par Wikipédia Regroupement de F-16 et CC-130 Hercules. Crédit photo : Martin Cormier Travaux de recyclage d’un F-14B Tomcat. Crédit photo : AMARG, Davis-Monthan Air Force Base, Arizona, par Wikipédia
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