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MAI / JUIN 2024 63 T hom, d’origine suédoise, a découvert à l’âge de 7 ans sa passion pour l’aviation lorsqu’il tomba sur le magazine Flygrevyn contenant un article sur les courses de Reno au Ne- vada. La lecture à propos de ces pilotes renommés, tels Bob Hoover et Steve Hinton qui avait battu le record de vitesse à bord d’un Mustang boosté (531 mph/854 km/h), lui avait lit- téralement plongé la tête dans les étoiles. Ce jeune garçon avait décidé qu’il deviendrait un jour pilote de courses aériennes. À 16 ans, il fait son premier vol solo en planeur après seulement trois heures et demie en double commande. Un an plus tard, il part aux États-Unis avec en poche environ 2 500 $ US que son grand-père lui avait donnés. Il y entame alors une brillante carrière aéronautique. De 2012 à 2014, il pilote à Reno sa puis- sante bête qu’est le Mustang P-51 Precious Metal . Ce dernier ayant pris feu en 2015, il se tourne alors vers la catégorie d’avions de courses Formule 1. C’est à bord de son avion Hot Stuff qu’il échappe de peu à une collision sur piste. Une vidéo existe de cet événement qui, depuis, est devenue virale sur internet. Il a par ailleurs remporté la Coupe du monde dans cette catégorie, en courant en Espagne et en Afrique. En 2012, Thom devient le seul propriétaire de l’entreprise Warbird Adventures qu’il dirigeait à Kissimmee en Floride, of- frant au public une expérience de vol à bord du SNJ-6 Texan. Puis l’idée d’offrir ce genre de vols à bord d’un avion de chasse de la Deuxième Guerre mondiale devient sa nouvelle inspira- tion à mettre en œuvre. C’est pourquoi il souhaite acquérir un jour un Curtiss P-40 muni d’une double commande. Cela re- présentait un véritable dé f i, vu la rareté d’exemplaires de ce modèle. Il avait toujours eu une profonde attirance pour les Texte et photos : Pierre Lapprand Le rêve américain (1 re partie) Gérard-François Dumont, géographe, économiste, démographe et professeur à la Sorbonne à Paris, a défini avec justesse dans son livre « Rêve américain » publié en 2011 ce que représente justement le rêve américain : « C’est l'idée selon laquelle n'im- porte quelle personne vivant aux États-Unis, par son travail, son courage et sa déter- mination, peut devenir prospère. » Pour ma part, j’ai fait la connaissance de quelqu’un qui a accompli ce rêve. Il s’agit d’un brillant pilote, très sympathique, accueillant, dé- terminé… J’ai nommé Thom Richard. HISTOIRE Thom Richard à l’Aero Gatineau-Ottawa en 2023. – Photo Pierre Lapprand

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