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MARS / AVRIL 2024 58 HISTOIRE J’ai été très impressionné de rencontrer l’équipe de Precision Marshalling , ces signaleurs qui opèrent bénévolement lors de 10 à 15 événements aéronautiques en moyenne chaque année, principalement au Québec. Ce sont des personnes qui ne comptent pas leurs heures de travail. Ils sont pratiquement toujours debout, et c’est rare que j’aie pu voir l’un d’entre eux terminer son repas tellement ils sont occupés! C’est une vraie famille de bénévoles dédiés, soudés par la passion de l’aéro- nautique, sans qui les spectacles aériens ne pourraient avoir lieu. Plusieurs des membres de ce groupe mènent par ailleurs toujours une vie professionnelle active; certains autres sont retraités. J’ai posé quelques questions à David McColl, le di- recteur de cette équipe fondée en 2010. Voici cet interview : Combien demembres c mpte le groupe au total? Combien participent activement en moyenne? « Nous comptons 28 membres au total et 15 d’entre eux sont des participants régulièrement actifs. Les autres participent occasionnellement. Lors d'un événement aéronautique moyen, nous avons entre 3 et 15 signaleurs présents (cela dé- pend de la taille et du lieu de l'événement). Les petits rassem- blements aériens ont moins de signaleurs; les spectacles aériens en ont entre 8 et 15). Si l'événement nous oblige à y rester le week-end, cela a un impact sur le nombre de partici- pants, généralement 10 ». Combien de meetings aéronautiques faites ‐ vous par an en moyenne? « Nous participons habituellement à environ 10 à 15 événe- ments aéronautiques par année, dont au moins deux specta- cles aériens majeurs et un grand fly ‐ in (ULM à Saint-Cuthbert, Qc). Une statistique dont l'équipe est particulièrement f ière fut lors d’un spectacle aérien organisé à Gatineau il y a quelques an- nées. À cette époque, les propriétaires d’avions privés étaient invités à se rendre au spectacle et à y passer le week-end, et de nombreux avions y assistaient. Il est important de com- prendre que ces spectacles présentent généralement des avions en vol le vendredi, le samedi et le dimanche. Dimanche, une fois le spectacle terminé, tous les avions (les performeurs et privés) voulaient repartir en même temps pour rentrer chez eux. C'est la période la plus mouvementée pour l'équipe de si- gnaleurs. Notre record du plus grand nombre d'avions rassem- blés pour le départ par l'équipe est de 150 en 45 minutes! Chaque année, nous participons au « Mo’s Fly-in » en février, donc en plein hiver, qui a lieu sur la rivière des Outaouais dans le Pontiac, où l'hôte, Maurice Prudhomme, déneige une piste de 3000 pieds à même la rivière ainsi que quatre voies de cir- culation pour le stationnement des avions. De la nourriture est fournie à tous les participants ainsi qu'aux signaleurs. C'est un événement très réussi qui attire de nombreux avions. Notre record de fréquentation à cet endroit est de 115 avions en une journée. Les autres événements annuels auxquels nous parti- cipons sont des événements ruraux plus petits, comme à West- port, à Arnprior, à Maniwaki et à d’autres endroits. » Question technique. Je vous ai vu communiquer entre vous avec des walkies ‐ talkies. Est ‐ ce qu’on les appelle des walkies ‐ talkies ou des radios (même chose)? Écoutez ‐ vous la fréquence des pilotes? Pouvez ‐ vous communiquer avec eux ou simplement les écouter? Tous les détails concernant ces équipements sont les bienvenus! Tôt le matin, jour de pratique de l’Aéro Gatineau-Ottawa. David McColl consulte la liste des arrivées des avions et en informe ses collègues. Stéphane Ouelette montre le chemin à suivre au pilote Pierre Harvey, éditeur de Magazine Aviation, à son arrivée à Gatineau, la veille du spectacle aérien. Diriger un CF-18, c’est tout un traitement spécial pour Bob Kidman. Bob est membre de l’équipe des signaleurs depuis cinq ans. Mario Bouchard, camionneur dans le civil et ex-électromécanicien, l’index tournoyant dans les airs, signale le démarrage du moteur du Corsair du pilote Louis Horschel.
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