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Les préparatifs pour un vol en hiver commencent avec des habits adéquats avant de vous rendre à l’aéroport. Il n’y a rien de pire que de se retrouver dans des conditions météorologiques défa- vorables sans s’y être paré. Dans une situation d’urgence, la survie des passagers pourrait dépendre de votre exposé verbal détaillé, dont l’objectif est de garantir leur sécurité lors de vols privés et commerciaux. En tant que pilote, vous devez sérieusement prendre en compte la tenue de vos passagers dès leur arrivée, avant le décollage, car ils pourraient ne pas être vêtus adéquatement pour les conditions météorologiques. Selon la région géographique du Canada, les conditions peuvent inclure des températures sous zéro, in- férieures à -40 °C, jusqu’au retour du printemps. Sachez que dans une situation peu probable où l’aéronef se serait échoué, pour quelque raison que ce soit, dans des conditions dé- favorables, le pilote est responsable de tous les passagers. Pour améliorer considérablement les chances de survie advenant un tel incident, vous devez ré f léchir clairement et disposer de ressources additionnelles à bord de l’aéronef. L’absence de vête- ments d’hiver adéquats, comme des gants, une tuque et des bottes, pourrait faire la différence entre une expérience inconfortable en milieu sauvage et un épisode de survie réel jusqu’à l’arrivée des secours. Les pilotes de la côte ouest qui effectuent des vols à longueur d’an- née, et leurs passagers, pourraient se retrouver trempés sur une rive en attendant les secours. Les températures ne sont pas susceptibles d’être mortelles, cependant vous pourriez passer une ou plusieurs longues nuitées dans le froid s’il n’y a pas de bois sec et s’il est impossible d’al- lumer un feu. Vous pourriez, par exemple, garder une couverture de secours, un briquet et tout autre outil que vous trouvez utile avec le dispositif de f lottaison individuel (VFI); il s’agit d’une solution qui a sauvé la mise dans quelques cas. Vous pourriez aussi vous retrouver, avec un certain nombre de passagers, coincés sur des f lotteurs renversés, avec l’aéronef sous l’eau. À un certain point, vous devrez déterminer la meilleure stratégie : demeurer sur l’appareil dans une situation quelque peu précaire ou nager jusqu’à une rive en attendant l’arrivée des secours. La température de l’eau et la distance de nage sont deux facteurs clés à considérer lors de la prise de décision. Aujourd’hui, toutes les personnes à bord des vols commerciaux d’hydravions de neuf passagers ou moins doivent porter un VFI, y compris le pilote; donc, l’inquiétude quant à la noyade en route a diminué. Selon la période de l’année (p. ex. au début du printemps après la fonte de la glace), le plan d’eau (p. ex. l’océan Atlantique) et la tem- pérature, le temps nécessaire pour agir ef f icacement pourrait être limité à quelques minutes seulement. Sachez aussi que si votre radiobalise de repérage d’urgence (ELT) est submergée, elle ne peut plus transmettre de signal de détresse. Dans la plupart des cas, l’antenne se trouve à l’arrière de l’aéronef et pointerait donc vers le fond du lac, de la rivière ou de l’océan. Les exploitants du Nord, et leurs passagers, pourraient être soumis à des vents d’un froid mordant quand ils se blottissent les uns contre les autres sur la rive d’un lac gelé grandement décou- vert dans de rudes conditions, ce qui pourrait causer des en- gelures ou pire. Le printemps comme l’automne présente de nombreux dangers pour tout aéronef muni de skis. Par exemple, une simple chute à • Volume 38 Numéro 1 37 Source : Sécurité Aérienne – Nouvelles (# 4-2022), Transports Canada Texte de : Bryan Webster et Kevin Elwood, Aviation Egress Training Systems Les conditions hivernales et le pilotage

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