V27N2
MARS / AVRIL 2023 7 L ’offre des aéronefs amphi- bies est restreinte, pour ne pas dire quasi inexistante dans les catégories certi f iées. Ainsi, Lake Aircraft ne produit plus rien et Seawind Aircraft semble avoir totalement disparu. Exit également – et depuis des lus- tres ! – les Republic Seabee, Thurston Teal et autres SIAI- Marchetti FN.333 Riviera. Res- tent quelques homebuilt et surtout des ultralégers méta- morphosés pour beaucoup en LSA. Parmi ceux-ci, on relèvera le Super Petrel (édition de juil- let-août 2018), l’AeroVolga Borey (édition de novembre-dé- cembre 2021), le Seamax M-22 que j’ai brièvement essayé voici une quinzaine d’années et, bien entendu, l’Icon A5. Du nombre précité, ce modèle demeure sans conteste le plus abouti. Et en toute logique, le plus dis- pendieux. De facto, la compagnie ne vend pas juste des avions . Celle-ci propose un véritable package incluant la formation sur type et la quali f ication d’instructeurs, l’agrégation d’ateliers de maintenance, plusieurs rassemblements de pilotes, des voyages thématiques, etc. C’est d’ailleurs ce que nous explique d’emblée Sean Stamps – chef-instructeur à l’ Icon Aircraft Flight Center, ici à l’aéroport Peter O Knight ( KTPF ) sur Davis Islands – lors de cette première matinée de stage théorique à laquelle je suis convié. À mes côtés, Albert W. Gusenbauer suit aussi le cours. Pilote privé canadien (originaire d’Ontario) et proprié- taire d’avions, celui-ci a déjà réservé un A5. Dans l’attente de le recevoir, il s’est inscrit à ce séminaire s’étalant sur 5 jours. Au calendrier : théorie le matin, puis vols en après-midi. Le Développé dès 2008, l’A5 vola pour la première fois en 2016. Apparu entretemps dans les grands salons aéronautiques, celui-ci séduisit rapidement une clientèle à l’affût de modernité, mais aussi de distinction. Depuis, près de 200 unités furent livrées – prin- cipalement aux États-Unis. Au Canada, on ne dénombre que 3 exemplaires + 2 en devenir. Cette année, la cadence de montage passera à un A5 hebdomadairement. Cela permettra de parvenir au seuil de rentabilité. L’essai, à partir de l’Icon Aircraft Flight Center de Tampa (Floride) , démontre le fort potentiel du biplace entre ciel, eau et terre. ESSAI EN VOL Texte et photos : Richard Saint-George Icon A5, l a relève des a vions a mphibies Une photo vaut parfois mille mots !
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