V27N2
tique. Même les (larges) fenêtres trapézoïdales latérales sont promptement éjectables en cas d’avarie. Évolutions marines À seulement quelques encablures de KTPF , les eaux de Hills- borough Bay offrent un espace idéal pour s’entraîner en A5. Après une performante démonstration effectuée par Andy, voici mon tour de poser le seaplane . De nouveau, je fais un tour de reconnaissance autour de Fantasy Island, à 800 pi (244 m) au-dessus des f lots. Puis je réduis les gaz à 3000 tr/min. Dans ce que je considèrerais la branche vent arrière, je sors main- tenant tous les volets (30 deg). L’œil sur l’indicateur d’angle d’attaque (aiguille sur la ligne blanche), je passe en base, puis tourne en f inale. Point de turbulence, mais le vent du sud crée de bonnes vaguelettes. Vitesse indiquée : 60 kias (111 km/h). En courte f inale, je réduis à 50 kias. La cabine sécurisée ; le train et le safran relevés ; presque face au vent ; je redresse un peu le nez de l’appareil et laisse descendre en douceur avec un reliquat de moteur. Dès que la coque touche l’eau agitée, je tire totalement le manche en arrière. Malgré l’absence des fe- nêtres – seuls les mini-dé f lecteurs amovibles, obligatoires dans cette con f iguration, ont été clipsés – nous ne sommes pas aspergés au contact avec l’eau. L’avion, devenu bateau, n’a pas vraiment le temps de voguer que déjà je remets les gaz. Très vite, on monte sur le redan. Nous voilà airborne . Volets UP , c’est reparti pour un second puis un troisième splash’n and go . J’apprécie à mesure le pilotage de l’A5 con f ié. Sur l’élément li- quide, virer sur le step ne cause aucun souci. Grâce aux larges nacelles, l’aile ne touche jamais l’eau. Un quatrième et ultime circuit, avant de rentrer à la base, se solde par un arrêt voulu au milieu du chenal. Via son commutateur électrique, j’ac- tionne le gouvernail marin. Par la faute d’Éole, il faut sérieu- sement travailler au palonnier et aux ailerons pour naviguer droit. Pas facile, mais pas impossible non plus. Et c’est un nou- veau départ. Douze minutes après, je pose – volontairement sans volets – N584BA sur la piste 18 de Peter O Knight Airp rt . Un non-événement, soit dit en passant. Le temps d’un bref dîner, et un autre A5 nous est assigné. Cette fois-ci, je m’installe à droite. En place instructeur ou pax, les commandes tombent tout aussi bien sous les mains. Par contre, gare à la parallaxe avec les cadrans analogiques ! Direction Fantasy Island pour une séance de photos et quelques pratiques encore. N557BA est de la même génération que le précédent Icon A5. Ainsi, j’ef- fectuerai moult manœuvres, dont un accostage sur l’île. Au mouillage, dans moins de 2 pi (0,61 m) d’eau cristalline, quel plaisir de faire trempette, puis de s’assoir sur l’aile pour re- laxer ! Le soleil baissant sur l’horizon, il faut rentrer. Pourquoi ren f iler les tennis ? Je suis en Floride. Il fait chaud. C’est donc pieds nus que je ramène, sous le regard amusé d’Andy, cet A5 à bon (aéro)port. Après un atterro moins stylé que les précé- dents, il reste à rincer l’avion-bateau à l’eau douce, replier ses ailes, vidanger la cale et le stationner avec ses congénères. Temps de vol : 1,4 + 1,1 = 2,5 heures. Quelle expérience ! En conclusion L’Icon A5 se veut un monomoteur amphibie de son temps. Celui-ci est conçu pour une clientèle fortunée, exigeante, un brin aventurière, mais souvent peu quali f iée en opérations hydro. Le stage de formation modulable, proposé au f light MARS / AVRIL 2023 13 ESSAI EN VOL Beaching at Fantasy Island…
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDY5MjU=