V27N2
MARS / AVRIL 2023 10 port, on peut ranger l’engin dans un simple garage ou encore le charger sur une remorque. À titre indicatif, un trailer adapté f igure au catalogue du fabricant. Prix de base : 42 000 USD ou en version luxe (décors, lumières, etc.) : 50 000 USD. Le mo- teur, sans surprise, est un Rotax 912 iS développant 100 ch. Monté en p sher , celui-ci entraîne une tripale Sensenich en carbone (à pas réglable à l’arrêt). Un tandem gagnant. Ques- tion carburant, le quatre-cylindres peut indifféremment consommer de la 100 LL ou du super automobile. L’A5 dispose d’un seul réservoir : un contenant rigide de 20,1 gal (76 l), ancré derrière le poste de pilotage. Le train d’atterrissage tri- cycle fonctionne via des actionneurs électromécaniques. Sa sortie, tout comme sa rentrée, demande environ 7 secondes. En lisse, celui-ci loge dans les nacelles latérales. Ces dernières servent également de stabilisateurs sur l’eau (d’où l’absence de ballonnets en bout d’ailes). Larges et bien pro f ilées, ces « presque ailettes » jouent de surcroît le rôle de marchepieds, voire de plateforme pour pêcher, plonger, etc. À l’avant, la rou- lette (pneu 10 x 3.50-4) est libre. À l’arrière, les roues (pneus 5.00-5) sont freinées par étrier/disque – ensemble griffé Beringer et Aero Classic. Un safran ou gouvernail marin prolonge la poutre de queue. Son pivotement est géré électri- quement. Dans l’eau, il se commande aux palonniers (en place gauche ou droite). Une pompe électrique assure un vidage ra- dical de la cale. L’aérodyne compte un parachute balistique, monté en série. Attachées sous les ailes, les sangles en kevlar relient l’IPS (BRS) ancré dans une baie de l’aile droite. L’ex- traction dure 1,7 sec (déploiement complet : 7 sec). Le P.O.H. stipule un taux de chute approximatif de 1200 pi/min (6,1 m/sec). La cabine comprend 2 sièges ergonomiques f ixes. Les palonniers sont réglables, même une fois assis. Un manche, aux dimensions proportionnées, émerge de chaque côté. Celui en place gauche réunit la commande du trim (pro- fondeur) et le bouton de déconnexion du pilote automatique. Le tableau de bord, bien dans la ligne de mire, intègre divers instruments analogiques, dont – presque improbable sur un avion amphibie – un indicateur d’angle d’attaque. Sur la console centrale se trouve le désormais incontournable Gar- min G3X Touch™ avec, juste en dessous, son panneau de contrôle pilote automatique GMC 507. Découverte sous le soleil de Floride Grâce à l’aimable collaboration de Brian Manning – délégué en communication chez Icon Aircraft – l’essai du jour se dé- roule donc en Floride. L’aéroport est vaste, sans être immense. Plusieurs abris et hangars occupent le site. Dévolu à Icon, l’un d’eux accueille une douzaine d’A5. En grande majorité, ces avions appartiennent à des clients résidant saisonnièrement dans le bien nommé Sunshine State . Pour ce premier vol, on nous a attribué N584BA – un modèle 2022, nº de série 162 et n’indiquant que 79 heures au Hobbs (situé sous l’accoudoir central). Après avoir commenté la visite pré-vol, « Andy » Jack- son m’invite à monter à bord. Je choisis la place gauche. Ver- rière en compas ouverte et fenêtres déposées (il fait 22 0 C et le mercure grimpe encore), je grimpe prestement et glisse sur le siège. La ceinture de sécurité se sangle comme celle d’une automobile, mais l’enrouleur tire fort en arrière. Un peu trop. Déjà, mon instructeur du jour entame la check-list (version imprimée et non intégrée au G3X Touch ). Sauf à mentionner les tests du panneau annonciateur central, je passerai sur le déroulé des véri f ications d’usage. Question poids et centrage, nous accusons 1503 lb (602 kg) incluant les 9 gal (34 l) d’Av- ESSAI EN VOL À fleur des vagues. En virage au-dessus de l’eau.
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