V27N1

I l y a quelques années, je passais ma licence française Classe 6 – un sésame permettant de piloter tout hélico ultra- léger homologué en France ainsi que dans plusieurs autres pays. Mais pas au Canada. Dommage ! Pourtant, on rati f ie bien les gyrocoptères. Alors, pourquoi pas les mini-hélicos ? D’au- tant plus qu’avec le temps, ces machines s’améliorent expo- nentiellement. Certains modèles, comme ce CH77 Ranabot, n’ont rien à envier aux biplaces certi f iés courants. Niveau puis- sance et sécurité, l’appareil semble au top. Fini les bidules frêles et instables f lirtant consciemment ou non avec la Dame à la faux ! Barcelonnette, fie f des petites voilures tournantes Ce village de 2600 âmes accueillit, de 1946 à 1990, le 11 e ba- taillon de chasseurs alpins. Si le départ de la garnison préoc- cupa économiquement la municipalité, les habitants surent prestement se relever. L’agriculture, l’industrie, le commerce et le tourisme permirent de poursuivre le développement ur- bain et social. Helisport concourut à cette croissance. Le fon- dateur et exploitant, Matthieu de Quillacq, promeut l’aviation de loisirs, mais aussi le ski. Moniteur sur les pistes alpines, ins- tructeur parapente et hélicoptère ultraléger, constructeur aéro, mais également formateur agréé, l’homme au charisme naturel cumule les talents. Et sans prétention aucune. Associé spirituellement aux trois frères Barbero – le triumvirat des mini-hélicoptères en Italie – Matthieu (avec 2 t comme l’apô- tre) contribue sans relâche à l’amélioration de la gamme. Mais des trois modèles proposés, c’est le Ranabot (biplace côte à côte) qui l’emporte sur l’Angel (monoplace) et le Kompress (bi- place en tandem). Plus spacieux, plus puissant et plus impres- JANVIER / FÉVRIER 2023 15 Helisport Ranabot, hélico ultraléger, mais ultra abouti Produit en Italie, ce biplace allie design, performances et fiabilité. Satisfaisant aux exi- gences de la norme régissant les hélicoptères ULM, celui-ci ne dépasse pas les 500 kg réglementaires à la masse maximale. Sous l’égide du truculent Matthieu de Quillacq, je l’ai essayé au cœur des Alpes en décembre dernier. Dans la foulée, j’aurais aimé que le père Noël en dépose un sous mon sapin. La prochaine fois, peut-être ? COUP DE COEUR Texte et photos : Richard Saint-George C oup de C œur de M a g a zine Avi a tion

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