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• Volume 36 Numéro 6 44 Qu’est-ce qu’un cisaillement du vent et comment puis-je rectifier efficacement la situation par Michael Schuster, chef instructe ur, Aviation Solutions. Cet article a été publié dans le magazine Sécurité Aérienne Nouvelles, numéro 2/2022 Le cisaillement du vent est tout simplement un vent qui change rapidement. Il peut être horizontal (comme celui d’un courant- jet à basse altitude) ou vertical (comme celui d’un phénomène de convection). Le terme cisaillement du vent signi f ie littéralement une « déchirure » du vent lorsqu’il change brusquement. Cependant, ce que de nombreux pilotes ne peuvent pas dé f inir facilement, c’est le degré de déchirure nécessaire pour qu’il y ait cisaillement du vent. Dans la note d’information 5.4 de la trousse de réduction des accidents en approche et à l’atterrissage (en anglais seulement) de la Fondation pour la sécurité aérienne, le cisaillement du vent est dé f ini comme les éléments inexpliqués suivants : • Écarts de vitesse de +/ —15 kt ou plus ; • Écarts de vitesse verticale de 500 pi/min ou plus ; • Écarts d’assiette en tangage de 5° ou plus ; • Écarts de trajectoire d’alignement de descente d’un point ou plus ; • Écarts de cap de 10° ou plus ; • Besoins de puissance inhabituels ; • Variation de vitesse au sol. Les dangers du cisaillement du vent sont bien connus et un grand nombre d’accidents y sont malheureusement associés. Les accidents dus au cisaillement du vent ont souvent un point commun : l’équipage ne s’est pas rendu compte assez rapidement de la situation pour y remédier ef f icacement. Reconnaître la présence d’un cisaillement est une première étape essentielle pour pallier la situation. J’ai vu de nombreux pilotes devenir l’artisan de leur propremalheur et tenter de faire abstraction du cisaillement du vent. En effet, un pilote peut être tellement concentré sur sa vitesse d’approche visée qu’il ne se rend pas compte qu’il a modi f ié son assiette de tangage ou sa vitesse verticale demanière signi f icative a f in demaintenir cette vitesse. Il est possible que le pilote ait maintenu la vitesse désirée, mais que la vitesse verticale soit tombée à zéro et que l’assiette de tangage ait changé de plus de 5° et, dans certains cas, que le pilote soit obligé de réduire la puissance au ralenti pour y parvenir. Un autre « piège » est les variations de cap : de nombreux pilotes oublient que le cisaillement du vent peut provenir d’une position latérale, par exemple d’une cellule orageuse située à gauche ou à droite ; c’est pourquoi le cap et la vitesse au sol font également partie des éléments de la liste ci-dessus. Lorsque vous montez et descendez, vous pouvez vous attendre à une quantité normale de vent dextrogyre ou lévogyre. Cependant, un changement brusque de direction ou de vitesse peut être un premier indicateur de cisaillement du vent. La plupart des aéronefs actuels étant équipés d’une avionique avancée et d’un GPS complet, la surveillance de la vitesse au sol ne devrait pas être dif f icile.
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