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• Volume 36 Numéro 6 34 « NAV CANADA dispose d’un système de gestion de la sécurité (SMS) robuste et bien établi qui nous aide à réduire les erreurs. Je pense que nous faisons un assez bon travail à cet égard », indique John AuCoin, spécialiste, Exploitation de l’unité, à la Tour de Fredericton et un ancien instructeur de vol qui travaille à la tour de contrôle depuis sept ans. « L’aviation est comme un sport d’équipe, dit-il. Nous avons tous des rôles différents à jouer, mais nous faisons tous partie de la même équipe. Dans les communications radio, il faut veiller à ce que tout le monde se comprenne bien, ce qui exige de solides compétences en communication. » « Quand on est très sollicité, on a tendance à parler plus vite et à donner plusieurs instructions à la fois. C’est à ce moment- là qu’on peut passer à côté d’informations essentielles », fait remarquer M. AuCoin. Il indique également que les élèves-pilotes ont souvent, par manque d’expérience, une certaine appréhension et une réticence à demander des éclaircissements lorsqu’ils ont des doutes concernant les instructions du professionnel ATS. Bien que l’expérience et la langue ajoutent certainement au dé f i, même les professionnels les plus chevronnés ne sont pas à l’abri d’une bévue. Parmi les causes ou les dangers qui contribuent le plus souvent à ce risque, on peut citer : • les erreurs de relecture ou de réécoute ; • l’utilisation d’une phraséologie d’aviation non conforme ; • l’utilisation ou la publication non uniforme des points d’appel et de compte rendu ; • le niveau accru de complexité dans les espaces aériens achalandés ; • des indicatifs d’appel à consonance semblable ; • le fait que l’anglais soit une langue seconde pour plusieurs pilotes ; • des changements de dernière minute au plan de vol ; • le manque d’expérience du pilote ou du personnel ATS ; • des hypothèses fondées sur les attentes. Notre approche collaborative L’une des principales mesures d’atténuation employées par NAV CANADA consiste à travailler avec ses clients et autres parties prenantes pour réduire davantage le risque. À Fredericton, par exemple, environ 70 % (voire plus) de la circulation aérienne est constituée de vols de formation au pilotage ou de vols d’aviation générale. Le risque d’erreur de communication est donc particulièrement élevé, ce qui explique les importantes mesures d’atténuation en place. Dans le cadre d’un programme national de sécurité élaboré par NAV CANADA, les contrôleurs de la circulation aérienne de Fredericton rencontrent tous les nouveaux élèves-pilotes et tous les nouveaux instructeurs de vol avant qu’ils montent à bord de leur aéronef pour discuter de sécurité et leur expliquer ce à quoi ils doivent s’attendre lorsqu’ils évoluent dans un environnement contrôlé. L’objectif est d’appeler à la collaboration de tout ce monde pour atténuer les risques. À la Tour de Fredericton, on utilise aussi un code de couleur électronique sur les af f ichages de situation pour aider les contrôleurs à déterminer rapidement le niveau d’expérience des élèves-pilotes. Le code de couleur du pro f il de vol indique si un élève-pilote vole en solo, s’il est un pilote privé ou s’il est accompagné d’un instructeur, ou encore s’il s’agit d’un vol d’évaluation d’élève- pilote. Toutes ces informations sont essentielles, car elles permettent aux contrôleurs d’adapter leur gestion de vol en conséquence. « Moins le pilote a d’expérience, plus on lui donne de la marge. On ne le presse pas. On lui donne plus d’espace et plus de temps. On sait ce que ça implique, le manque d’expérience, » offre M. Aucoin. En travaillant ensemble de cette manière, on obtient un niveau de défense accru qui permet de réduire davantage le risque. Les mesures d’atténuation en place à Fredericton ne sont que quelques-uns des nombreux exemples de mesures utilisés partout au Canada pour assurer la sécurité de l’espace aérien. Atténuation des risques Comme indiqué, l’aviation est comme un sport d’équipe ; les parties prenantes et les clients de NAV CANADA jouent un rôle tout aussi important pour atténuer ce risque. Voici quelques façons dont les pilotes et NAV CANADA peuvent travailler ensemble pour assurer la sécurité de l’espace aérien du Canada : • Demandez toujours des éclaircissements lorsque cela est nécessaire : o Si vous n’avez pas entendu clairement une transmission, répondez en disant « répétez ». La transmission sera répétée. o Si vous ne comprenez pas le sens d’une transmission, répondez en disant : « Je ne comprends pas ». La transmission sera expliquée. • Utilisez la phraséologie normalisée. Soyez conscient des principales causes d’erreurs de communication et contribuez à sensibiliser vos pairs dans l’industrie. Avec un effort concerté de la part de tous les intervenants du milieu de l’aviation, nous pouvons atténuer les erreurs de communication et améliorer la sécurité de notre espace aérien.

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