V26N6
NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2022 12 ESSAI EN VOL nier une fois l’avion décroché. Histoire de voir. Michel me rap pelle gentiment à l’ordre : « Évite quand même de le mettre en vrille ! On a des f lottes en dessous ». La récupération ? Un non événement ! Lacet inverse G : nul D : < 5 deg Passage gauche/droite @ 45 deg : 5 sec Passage droite/ga che @ 45 deg : idem Roulis induit (1/2 tube) gauche : début spirale Roulis induit (1/2 tube) droit : idem À la vitesse de manœuvre (Va : 132 mph – 115 ki s – 212 km/h), je note premièrement très peu de lac t inverse. L’aile et ses aile rons (différentiels) sont bien calibrés. Deuxièmement, le taux de roulis me paraît honorable avec 18 deg/sec. En f in, troisième ment, le roulis induit, obtenu en enfonçant une pédale jusqu’à l’obtention d’un dérapage de la bille (dans le sens opposé au vi rage) engendre invariablement un départ en spirale. En fonction de l’appareil, la rapidité à gîter varie drastiquement. Sur le BX Turbo Beaver, nous sommes dans la bonne moyenne. Sortir d’un tel « virage en descente accentué à vitesse accélérée » n’a rien d’infernal. Gaz réduits, palonnier au neutre et ressource en dou ceur permettent de recouvrer une attitude normale. Stabilité longitudinale : positive Stabilité latérale : positive Après 3 oscillations volontairement provoquées, C GUGQ revient tranquillement vol rectiligne en palier. En bousculant le palon nier, à droite comme à gauche, l’aéronef n’embarque pas outre mesure. En lâchant tout, il revient sécuritairement en ligne de vol. La modi f ication des empennages y est pour beaucoup dans cette attitude. Je sais que le bureau d’études et les pilotes d’essai – à la demande expresse de Transports Canada – ont énormé ment travaillé sur ce point. Vitesse vol plané : 96 mph (83 kias – 154 km/h) Torque : 15,5 psi ITT : 460 °C Np : 240 tr/min Mise en drapeau : oui Ng : 65 % Taux de chute : 500 pi/min (2,5 m/sec) Pente : sur l’horizon La turbine au ralenti, le BX Turbo Beaver descend en planant. Puis : réanimation de la cavalerie un millier de pieds (305 m) avant de toucher la planète. R.A.S. Vitesse d’approche sur l’eau : 78 mph (68 kias – 126 km/h) Volets : 20 deg Torque : 14 psi ITT : 514 °C Np : 1990 tr/min Ng : 80 % L’Abitibi Témiscamingue « là où les eaux se séparent » se veut un territoire à hydravions. Depuis notre départ, nous survolons presque autant de plans d’eau que de terres émergées. Michel – homme des bois autant que timonier chez Air Can – connaît la région comme un Algonquin. Après m’avoir emmené, hier, faire des splash’n go, de la circulation navale et des circuits autour et sur le lac Senneville – un réservoir d’une super f icie de 14,3 milles carrés ou 37 km2 mesurant 11 500 pi, soit quelque 3,5 km (un chouia de plus que la piste de Val d’Or) – nous voici en f inale sur la rivière Piché. L’étendue n’est pas aussi vaste que le bassin pré cédent, mais conviendra parfaitement. Je présente C GUGQ presque face au vent comme il se doit. L’inertie de l’appareil sert sa stabilisation. Vitesse en finale sur l’eau : 65 mph (56 kias – 105 km/h) Volets : 35 deg La quasi absence de turbulences facilite l’ pproche. L’hélice plein petit pas, « 4 bleues allumées » = les roues rentrées, les vo lets braqués à fond et la puissance au bout des doigts, l’élément liquide se précise. Quelques vaguelettes, point de bois f lotté. On poursuit. Le taux de descente demeure stable. Malgré tout, tou jours anticiper le délai de reprise de la PT6 ! Au cas où les choses Taxiage à l’aéroport de Val-d’Or (CYVO).
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