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• Volume 36 Numéro 5 37 tée, on a discuté de la façon de corriger cette situation. J’ai pris les commandes pendant quelques minutes le temps qu’il re- boucle sa ceinture ; et on a ensuite terminé le vol. Voilà un exemple concret de comment nous pouvons être préoccupés par une tâche pressante pourtant moins impor- tante que celle que nous sommes en train d’exécuter. Bien qu’il ait été capital d’avoir sa ceinture bien bouclée, cette tâche de- meure moins importante que celle de manœuvrer l’aéronef en toute sécurité pendant le remorquage. Veillez à ne pas accor- der à tort de l’importance démesurée à un élément ou à une tâche que vous estimez pressant à un moment donné. Une autre fois, alors que je volais avec un ami dans son Cessna, j’ai essayé de prendre en photo un labyrinthe de maïs au-des- sus duquel il m’avait demandé de survoler. On était à 2 000 pi AGL. Pendant que je cherchais mon téléphone portable, j’in- clinais l’aéronef vers la droite ; il m’a alors demandé : « Veux- tu que je prenne les commandes ?» Quelle excellente idée ! L’idée d’accorder à tort de l’importance démesurée à une tâche à cause de sa nature pressante est appelée la roue qui grince. Il était facile d’être déconcentré par une tâche secondaire pres- sante (prendre une photo) et de faire abstraction de celle qui était plus importante et moins pressante. Malheureusement, plus on consacre du temps aux questions pressantes, plus on risque de passer à côté de quelque chose. Laissons les ur- gences aux urgences plani f ions stratégiquement et exécutons le maximum des tâches quand elles ne sont pas pressantes. Alors, véri f iez au complet et en avance les éléments critiques ou même un aspect aussi banal que celui d’ajuster le siège avant d’entamer le processus de décollage. J’ai dû une fois écourter mon vol, car je me suis rendu compte que je n’avais pas ajusté correctement mon siège avant de décoller. Si seule- ment j’avais pris le temps de le faire quand je n’étais pas en ce mode pressant ! C’est ce que véhicule le dogme Piloter ; naviguer et communi- quer. Nous devons nous assurer de nous concentrer sur les as- pects les plus importants du vol et de les traiter en temps opportun, sans négliger les tâches qui surgiront et nous ron- geront. Alors, que faire ? D’abord, il est essentiel de prioriser les tâches à exécuter. Concentrez-vous surtout sur la tâche la plus impor- tante et réglez un maximum de questions pressantes quand la charge de travail n’est pas élevée et que ces tâches ne sont pas pressantes. Complétez au préalable la liste de véri f ication, donnez-vous suf f isamment de temps, prévoyez ce que vous avez à faire, et, si possible, entrainez-vous. Oui, je suis d’accord avec mon estimé collègue : « En aviation, tout est important ». Pour gérer tout ce qui est important, nous devons respecter l’ordre de priorité : piloter, naviguer et ensuite communiquer. Bon vol !

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