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JANVIER / FÉVRIER 2022 63 ENVIRONNEMENT Une de mes préoccupations en volant si loin était de savoir quel était mon plan B en cas de mauvaises conditions météo et quelle réserve d’essence était sécuritaire là-bas. (Avec 30 minutes, on ne va nulle part !) Mais dès les premières journées, j’ai découvert qu’il y avait des stations de la ligne DEW le long de la côte à plus ou moins tous les 50 milles nautiques. Les pistes ne sont pas toutes en très bon état, mais avec le 185, la plupart sont passables. J’ai donc commencé à faire un détour et une inspection rapide des pistes chaque fois que j’en croisais une nouvelle pour pouvoir possiblement l’ajouter à mes op- tions. Les pistes sont toutes sur les cartes VNC et certaines sont encore entretenues. Un site de la ligne DEW abandonnée. On y voit bien la piste. Ma première journée complète à Paulatuk fut en stand-by (j’al- lais passer beaucoup de jours à attendre que les conditions météo soient propices pour ce contrat). Première chose inha- bituelle, l’hôtel avait une cuisine commune. Il n’y avait pas de restaurant dans ce village de 250 habitants et heureusement que l’épicerie était payée par le ministère. Comme dans toutes les communautés où la nourriture arrive par avion, les prix sont exorbitants. Je suis un grand marcheur et j’ai donc pro f ité de ma première journée pour aller marcher un peu en « ville ». En suivant la route, je me suis rendu sur un plateau pas très loin du village. J’ai toujours avec moi une bouteille de répulsif pour les ours. Les agents de la GRC et un résident se sont arrêtés pour m’avertir à propos des grizzlys et de ne pas trop m’éloigner de la ville sans une arme à feu. Quand je leur ai dit que j’avais mon répulsif à ours, la réponse fut, dans les deux cas : « Ça peut fonctionner ou pas, mais je ne courrais pas de risques si j’étais toi ! » Je ne suis normalement pas stressé avec les animaux sauvages, mais dans ce cas-ci, j’ai essayé le plus possible de suivre leurs conseils tout au long de mon temps passé à Pau- latuk. Si j’avais à aller marcher quelque part, j’essayais d’avoir une vue dégagée. En trois semaines, j’ai entendu quelques his- toires à propos des grizzlys qui mangent des humains comme collation! Je vais tourner mon attention, pour mon prochain article, sur le spectaculaire décor de la région, soit le parc national Tuktut Nogait et quelques aventures de touriste. Cette région est dif- f icile d’accès, mais elle regorge de beaux endroits et de gens intéressants. Q Un site de la ligne DEW abandonnée. On y voit bien la piste.
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