V25N6
NOVEMBRE / DÉCEMBRE 2021 8 ESSAI EN VOL elle est en fait une Kiev Prop fabriquée en Ukraine. Cette marque, réputée au niveau international, produit différents modèles (à pas variable en vol – ou – ajustable au sol). Toutes sont livrées d’origine avec un cône. Le train d’atterrissage clas- sique comprend 2 lames principales articulées. Leur rotation, sur 180 degrés, permet l’escamotage. Le système mécanique est direct : un long levier avec poignée, positionné entre les 2 sièges et sécurisé par un frein, actionne un gros arbre tubu- laire central dont chaque extrémité émerge des parois de la cabine. Une fois remontées, les roues de l’atterrisseur avant masquent quelque peu la visibilité latérale. De surcroît, à contrario du train monté sur le Super Petrel LS ou encore celui du Seamax M22 (de catégorie similaire au Borey), cette con f i- guration n’aide pas à effacer la traînée. En revanche, l’absence de pompe hydraulique et/ou de moteur électrique décom- plique technologiquement l’ensemble. Aucune crainte donc que les roues ne descendent pas avant un atterrissage ou ne veuillent pas remonter avant d’amerrir ! Dans cette même op- tique de simplicité/sécurité, la roulette arrière est f ixe. Un mini-carénage – style penetration ski – l’entoure partielle- ment. Cet atour, en vérité, n’en est pas un puisqu’il fait of f ice de safran dans l’eau et de pro f il aérodynamique en l’air. Bien pensé ! Découverte du modèle Le site d’ULM Québec – avec ses milliers d’hectares de forêt, son camping et ses logements non conventionnels (incluant un bunker sous-terrain !) ainsi que sa piste rustique en herbe – se prête parfaitement aux activités aéro-récréatives. Sur place, deux grands hangars abritent plusieurs pendulaires, quelques appareils légers et le Borey. De tous, ce dernier de- meure le plus imposant. Pas autant qu’un antique Lake Buc- caneer, certes, mais davantage qu’un actuel Progressive Aerodyne SeaRey – surtout au niveau de la cabine (largeur su- périeure de + 7 cm / + 2 3 ⁄ 4 po). Sa plastique, favorisée par l’emploi majoritaire de matériaux composites, concourt net- tement à cet effet de compacité. Comment l’avionneur a-t-il réussi à faire homologuer sa création dans la catégorie ultra- léger de type évolué ? D’après Guillaume Narbonne, c’est limite au niveau du poids, mais ça passe ! L’amphibie russe n’excède donc pas la masse maximale portée à 1235 lb (560 kg). La visite pré-vol me permet de me familiariser avec l’architec- ture globale. Outre l’aspect technique, je pro f ite de ce tour d’horizon pour apprécier la f inition générale extérieure. Les ingénieurs ont misé sur un f ini lisse et épuré. Cette tendance Un employé d’AeroVolga aspirant la cellule d’un Borey en préparation de travaux de peinture. Vue de face permettant de distinguer la carène avant et l’hélice tripale Kiev Prop à pas fixe. Guillaume Narbonne, pilote et représentant d’AeroVolga, devant C-ILQK sur le tarmac d’ULM Québec.
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