V25N6
Samedi 18 septembre, par une chaude journée ensoleillée et sous un ciel bleu azur, se tenait à la piste O’Connell le premier RVA (connu depuis sa création) proposé par François Martel (pilote passionné et impliqué). La piste, mieux connue sous le nom de « piste du Lac des Loups » se trouve à six kilomètres au sud - est du lac Jean-Péré et du Domaine, parallèle à la route 117 à une centaine de mètres seulement, 45 min au nord- ouest de Mt Laurier. 16 appareils et leurs pilotes ont répondu à son invitation et ont posé leurs roues sur cette grande piste de béton sous- utilisée depuis sa désaffectation dans les années 70. Ils ont amené leur chaise, leur pique-nique, conjoint(e), enfant et animal de compagnie. Une très belle rencontre des plus amicales et empreinte du plaisir de se retrouver et d’échanger. François a souhaité redonner vie à cette piste qui a connu d’importants moments d’activité et de prospérité, en invitant les pilotes à utiliser cette grande piste à des f ins récréatives. La piste est connue de beaucoup de pilotes, mais peu d’entre eux viennent s’y poser. Elle n’est pas répertoriée dans le CFS et ne dispose d’aucune infrastructure. Lorsqu’on la survole, elle semble très invitante à venir s’y poser. Mais peu d’informations sont disponibles sur l’état de sa surface et de son usage par des véhicules ou des avions. Retour historique sur l’origine de la piste: Dans les années 40, Hébert J. O’Connell, un entrepreneur gé- néral en génie civil, spécialisé dans la construction de routes provinciales et autres infrastructures gouvernementales, construisit une piste en terre battue de 3500'. Cette piste servait à recevoir la clientèle fortunée du sud de la frontière venue chasser, pêcher ou en villégiature à son établissement hôtelier et pourvoirie, le O’Connell Lodge, situé à quelques kilomètres au nord sur la route 117. En plus de la piste, une hydrobase à la plage du lac Jean Péré, devant Le Lodge, accueillait les hydravions et leurs passagers. Un tableau Microsoft Excel sera suf f isant pour avoir des résultats très satisfaisants. N’oublions pas que pour les constructions amateures nouvellement construites, il faudra soumettre le formulaire 24-0091 de Transport Canada con f irmant les performances en montée (voir les normes 549 111). Comme je le mentionnais plus haut, cette technique est très demandant en termes de temps, car il faudra répéter ce vol pour chaque vitesse, chaque con f iguration et pour différentes tranches d’altitudes désirées mais aussi il faudra s’assurer que la masse de l’avion reste relativement la même pour chaque essai et cela veut donc dire que le vol ne peut pas durer des heures, il faut revenir au sol pour maintenir la quantité de carburant constante pour chaque vol. Il faut compter pas moins de 10 à 15 heures de vol pour avoir des données dignes d’un manuel de vol d’un avion à train f ixe et équipé d’une hélice à pas f ixe. Imaginez alors si votre avion est à train rentrant, moteur turbocompressé, hélice à pas variable, etc. Par contre, la récompense du temps investi vous donnera des graphiques exploitable, spéci f ique à votre avion et réaliste. Si vous avez des questions ou des suggestions, n’hésitez pas à me contacter. Bons vols et soyez prudent. • Volume 35 Numéro 6 43 Graphique de performance en montée du Long-Ez. Texte et photos de : Patrick Vergobbi, pilote Premier aéro-pique-nique à la piste O’Connell du lac des Loups
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NDY5MjU=