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SEPTEMBRE / OCTOBRE 2021 57 HISTOIRE également pilote à ce moment-là chez Air Canada, m’a mis au dé f i de faire mon cours de pilote. J’ai eu la piqûre instantané- ment et je suis devenu pilote de ligne. Nous avons ensuite dé- marré Chrono Aviation en 2012. Depuis, le jet fuel coule dans mes veines! M. A. : D’où vous est venue l’idée géniale du concept « Le 737 »? D. G. : Depuis plus de huit ans que j’avais l’idée de faire quelque chose de ludique autour d’un avion : redonner accès à un cockpit et démocratiser à ma façon notre industrie. Car, depuis les attentats de 2001 aux États-Unis, il est très dif f icile pour des voyageurs de s’approcher des avions, même au sol. Ils n’ont plus accès aux cockpits. Ainsi, tout fermé, le contact est devenu presque inexistant. Avec notre projet, c’est tout le contraire. On peut marcher sous l’appareil, le toucher, voir de près les trains d’atterrissage, l’intérieur des murs, etc. M. A. : Pourquoi avoir opté pour l’aéroport de Québec? D. G. : Ce fut un choix logique. C’est au cœur de la ville, acces- sible de partout, connu de tous. L’aéroport avait des terrains disponibles et un plan de développement coïncidant avec notre projet. Nous sommes doublement f iers d’avoir pu réali- ser cet ambitieux projet sur un réel site aéroportuaire. M. A. : Quel fut votre plus grand dé f i? D. G. : Le transport été un dé f i de taille. Nous avons franchi certains viaducs sur l’autoroute avec quelques centimètres à peine de dégagement. Ensuite, ce fut de reconstruire ce Boeing 737 séparé de ses ailes pour le transport, car il devait justement être par la suite supporté au-dessus du sol par ses ailes. Ça, c’est digne d’un exploit d’ingénierie! Mais ce fut fait avec la collaboration des meilleurs de l’industrie, tels Waas Aerospace, le Groupe SID, ingénieurs-conseils et Diamentex. M. A. : Pourquoi ne pas avoir gardé les moteurs et la gou ­ verne de profondeur (stabilisateurs)? D. G. : La gouverne de profondeur (stabilisateurs) reviendra. Nous espérons trouver une pièce pour pouvoir la réinstaller. Pour ce qui est des moteurs, des nacelles vides ne sont pas es- thétiques. Et ça limite grandement le dégagement disponible sous l’appareil, car nous utiliserons beaucoup cette zone pour des tables à pique-nique, des foyers au gaz, une terrasse VIP, etc. Tous nos aménagements étant concentrés sous l’appareil, les moteurs nuiraient à la pleine utilisation de l’espace. M. A. : Qu’est ce qui différencie votre projet de ceux déjà existants dans le monde? D. G. : Je n’ai pas eu la chance de voir d’autres projets simi- laires avant de concevoir « Le 737 ». J’ai bien vu quelques vi- déos, mais je ne crois pas que notre concept existe ailleurs en ce moment. M. A. : Vous avez d’autres projets pour ce site? D. G. : Le site est et sera en constante évolution. Nous sommes très f iers d’être à l’écoute de nos clients/visiteurs et si c’est réalisable, que ç’a l’air le fun, nous sommes pas mal tout le temps partants pour mettre les gaz à fond! M. A. : Merci, Monsieur Gagnon!

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