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coûts que de la protection de l’environnement. Il faut donc re- courir le plus possible aux méthodes manuelles d’enlèvement de la neige, sans toutefois compromettre la sécurité. Il existe une grande variété de dispositifs pour faciliter l’enlèvement des contaminants gelés des aéronefs. Dans le choix de la mé- thode à utiliser, il faut tenir compte de facteurs comme la tem- pérature, la quantité de contaminants, le vent et l’emplacement des contaminants. Lorsque les températures sont extrêmement froides, l’utilisa- tion de liquides à base de glycol est limitée (pour en savoir plus, consulter les spéci f ications du fabricant du liquide). En pareilles circonstances, les méthodes manuelles sont parfois la seule solution disponible. Note : Lorsqu’on utilise des méthodes manuelles, il faut faire très attention de ne pas endommager les sondes et les an- tennes de navigation qui sont très sensibles et souvent très fragiles. Les éléments suivants sont également très vulnéra- bles aux dommages : les tubes de Pitot, les prises statiques, les sondes d’angle d’attaque et les générateurs de tourbillons. Lorsque l’on balaie ou que l’on « tire » des contaminants des surfaces d’un aéronef, il faut prendre soin de faire des mouve- ments qui éloignent les contaminants des ouvertures, a f in d’éviter de forcer ces contaminants à pénétrer à l’intérieur des ouvertures des ailes ou des stabilisateurs. Balais — Le balai est sans doute l’outil de dégivrage manuel le plus communément utilisé et le plus facilement disponible. Même si on peut utiliser un balai de ménage ordinaire, on pré- férera un balai commercial plus large et plus robuste. Les soies du balai doivent être suf f isamment robustes pour être ef f i- caces, sans toutefois être raides au point de risquer d’endom- mager le revêtement de l’appareil. Le balai utilisé pour enlever la neige des aéronefs ne doit pas servir également à balayer les planchers, car on risquerait alors de déposer des corps étrangers et des produits chimiques indésirables sur les sur- faces de l’aéronef. Les balais sont très utiles pour nettoyer les fenêtres et autres zones délicates (p. ex. un radôme) où l’application d’un liquide chaud est déconseillée ou interdite. La hauteur des aéronefs impose de prendre des précautions supplémentaires par rapport à la sécurité, surtout lorsque l’on a tendance à étirer la portée ordinaire d’un balai. Si le person- nel doit utiliser une échelle ou tout autre dispositif de la sorte, il doit s’assurer que ce dispositif est bien assujetti. Il peut être dangereux de monter sur des surfaces glissantes. Des per- sonnes tentent parfois de balayer la neige des ailes ou de l’em- pennage en se tenant debout sur ces surfaces. Il s’agit là d’une pratique extrêmement dangereuse où les risques d’accident par glissade et par chute sont très élevés. En outre, de nom- breuses surfaces ne sont pas conçues pour supporter le poids d’une personne. On doit balayer les ailes en tirant le balai du bord d’attaque vers le bord de fuite. Grattoirs — Le type de grattoir le plus couramment utilisé est celui qui est disponible dans le commerce pour enlever les ac- cumulations des toits des bâtiments. Il faut toutefois protéger l’aile a f in d’éviter que les poignées de ce type de grattoir n’en- trent en contact avec le revêtement de l’aile. On peut notam- ment recouvrir la poignée d’une enveloppe de mousse. Le grattoir est normalement le plus ef f icace pour la neige lourde mouillée, et on doit nettoyer les ailes en tirant le grattoir du bord d’attaque vers le bord de fuite (c.-à-d. que l’on place le grattoir sur le haut de la surface à nettoyer et qu’on le tire vers soi). On peut également se procurer dans le commerce des raclettes de différentes grandeurs qui sont tout aussi ef f icaces. Ces ra- clettes comportent normalement un côté en mousse ou autre matériau doux et une lame en caoutchouc de l’autre côté. Cordages — L’utilisation d’un cordage est une autre méthode manuelle pour l’enlèvement de la contamination (générale- ment une très mince couche de givre) des ailes et des empen- nages horizontaux. Cette méthode nécessite deux personnes qui promènent le cordage en un mouvement de v sur la partie contaminée. Lorsque la couche de givre est plus épaisse, cette méthode a tendance à simplement polir le givre sans l’enlever. Par conséquent, elle n’est pas considérée comme une méthode acceptable pour préparer un avion pour le vol. Cette méthode ne permet pas d’enlever tout le givre des surfaces critiques avant le décollage, elle ne permet pas de sa- tisfaire aux exigences de l’article 602.11 du RAC ou de la norme 622.11, Opérations dans des conditions de givrage au sol, et, par conséquent, elle ne remplit pas les conditions du « concept de l’avion propre ». Réchauffeurs à air chaud pulsé portatifs La chaleur produite par un réchauffeur à air chaud pulsé por- • Volume 34 Numéro 6 41
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