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• Volume 34 Numéro 6 40 Givrage d’aéronef pour l’aviation générale... et bien plus Un texte adapté d’une publication publié originalement dans la revue Sécurité Aviation Nouvelles, édition 3/2005. Paul A. Johnson, inspecteur de la sécurité de l’aviation civile, Examens destinés à l’équipage de conduite, Aviation générale, Aviation civile, Transports Canada Il suf f it d’une très petite quantité de rugosité, causée par une couche de glace, de neige ou de givre d’une épaisseur aussi fai- ble que 0,40 mm (1/64 po), pour perturber l’écoulement de l’air sur les surfaces portantes et les gouvernes d’un aéronef. Les conséquences de cette rugosité peuvent être une grave perte de portance, une augmentation de la traînée et des dif- f icultés de manœuvre, particulièrement pendant les phases de décollage et de montée initiale du vol. La glace peut également empêcher le mouvement des gouvernes ou augmenter signi- f icativement la masse de l’appareil, sans compter qu’elle risque d’obstruer des sondes essentielles au pilotage. La présence de glace doit toujours être prise au sérieux, quelle que soit la quantité en cause. Les aéronefs qui utilisent des aéroports régionaux plus petits sont généralement dégivrés par le personnel de la compagnie aérienne ou, dans certains cas, par le pilote de l’appareil à l’aide d’un pulvérisateur sous pression qui contient un liquide de dégivrage approuvé. Il faut dégivrer les aéronefs peu de temps avant le décollage. Lorsqu’ils utilisent des aéronefs dans des conditions givrantes à des emplacements éloignés, ce sont les utilisateurs qui ont la responsabilité de transporter le ma- tériel d’antigivrage et de dégivrage approprié à bord des aé- ronefs ou d’entreposer ce matériel à l’aéroport. Lorsque les conditions sont trop mauvaises, les pilotes ne doivent pas ten- ter de décoller. Dans toutes les opérations aériennes, c’est le commandant de bord qui a l’ultime responsabilité de déterminer si l’aéronef est en état de voler en sécurité. Les procédures de dégivrage et d’antigivrage au sol varient grandement en fonction du type d’aéronef, du genre de conta- mination et de la sorte de liquide cryoscopique ou de dégi- vrage et d’antigivrage utilisé. Les pilotes devraient bien connaître le Règlement de l’aviation canadien (RAC) et les normes qui s’y rattachent, les procédures recommandées par le constructeur de l’aéronef dans le manuel d’utilisation, dans le manuel de vol, dans le manuel de maintenance et, le cas échéant, dans le manuel de service de l’aéronef. Les pilotes de- vraient aussi se conformer aux dispositions des manuels d’ex- ploitation des entreprises. Liquides approuvés Une liste des liquides de dégivrage et d’antigivrage approuvés se trouve dans le Guide de Transports Canada sur les durées d’ef f icacité qui peut être consulté à partir du site Web du Mi- nistère. Pour obtenir des durées d’ef f icacité f iables, seuls les produits approuvés, entreposés, préparés et appliqués selon les instructions du fabricant sont acceptables. Les liquides ap- prouvés ont été testés en laboratoire a f in de quanti f ier la pro- tection qu’ils offrent et de s’assurer qu’ils sont acceptables sur le plan aérodynamique. Méthodes ma uelles Le fait de diminuer la quantité de liquide de dégivrage utilisée peut avoir un effet positif tant au niveau de la réduction des
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