V30N3
Statistiquement, les accidents d’hydravion se produisant sur un plan d’eau entraînent un décès une fois sur deux. Dans un de ces rapports d’accidents, le BST indique que les voyages en hydravion sont fréquents, partout au Canada. Chaque année, dans le seul port de Vancouver, environ 33 000 mouve- ments d’hydravions à flotteurs transportent près de 300 000 pas- sagers. Or, selon les conclusions du BST, les risques de noyade sont élevés pour les occupants d'hydravions. En effet, les données du BST montrent qu’au cours des 20 der ‐ nières années, près de 70 % des victimes d'accidents d'hy ‐ dravion prenaient place dans des hydravions qui se sont écrasés dans l'eau et ont péri par noyade. Dans la moitié des cas, les corps ont été trouvés dans l'épave submergée. Même s’il n'est pas toujours possible de déterminer les faits avec certitude, certaines enquêtes ont permis d'établir que les occu- pants étaient conscients et capables de se déplacer dans la cabine, avant de se noyer. De tels événements confirment la probabilité que des personnes physiquement aptes peuvent se retrouver coin- cées dans un aéronef immergé et se noyer. L’enquête a permis de conclure que le pilote a survécu à l’impact, mais qu’il s’est noyé parce qu’il n’a pas pu trouver de sortie. Les pilotes qui reçoivent la formation sur l’évacuation sub ‐ aquatique ont de meilleures chances d’évacuer l’aéronef et de survivre à l’accident. Le BST craint que les pilotes qui n'ont pas reçu la formation sur l’évacuation subaquatique ne soient pas en mesure de sortir de l’aéronef pour ensuite secourir les passagers si possible. En consé- quence, le BST recommande que le ministère des Transports exige que tous les équipages d’hydravions commerciaux sui ‐ vent une formation sur l'évacuation subaquatique. L’un des facteurs clés à prendre en compte dans cette forma ‐ tion est que les pilotes de petits avions constituent la res ‐ source principale pour aider les passagers et les diriger en lieu sûr après un écrasement. Des modèles d’hydravions cou- ramment exploités comme taxi aérien sont dotés d’un nombre li- mité de portes pouvant servir d’issues de secours et ils ont tendance à sombrer par le nez. Les portes du poste de pilotage avant sont alors très rapidement submergées. L’urgence est sou- vent aggravée en raison d’une pratique courante des pilotes d’hy- dravion qui consiste à ne pas porter la ceinture baudrier de la ceinture de sécurité. Ainsi, il arrive souvent que le pilote soit frappé d’incapacité ou grièvement blessé et qu’il ait lui-même be- soin d’assistance, bloquant alors l’une des seules issues. Pour qu’une évacuation soit réussie, le pilote de petit avion ou hydravion doit : 1. Bien connaître l’aéronef. 2. Savoir utiliser adéquatement tout l’équipement disponible et leur emplacement. 3. Connaître les scénarios d’urgence qui pourraient se produire. 4. Être capable de suivre une procédure d’urgence à la lettre. 5. Garder son sang-froid après l’écrasement. Ceci aidera à prendre de bonnes décisions. 6. Reconnaitre les dangers de l’hypothermie. La formation sur l’évacuation subaquatique, qui aborde ces divers enjeux, devrait procurer aux pilotes un niveau de confiance et de connaissances suffisant pour répondre à ces critères. La CI (Circulaire d’Information) de Transports Canada vise à aider les exploitants d’hydravions commerciaux titulaires d’un certificat d’exploitation aérienne (CEA) délivré en vertu des sous ‐ parties 703 et 704 du RAC, les inspecteurs régio ‐ naux et les chefs d’équipe technique (CET) à élaborer, évaluer et approuver les programmes de formation sur l’évacuation destinés aux pilotes, jusqu’à ce que les normes de service aé ‐ rien commercial (NSAC) aient été élaborées et approuvées. Les exploitants privés et les exploitants commerciaux de travail aérien qui mènent leurs opérations conformément à la sous-partie 702 du RAC sont vivement encouragés à suivre la formation sur l’évacuation destinée aux pilotes. Aero ‐ Formatech ® se spécialise dans ce type de formation. Nous disposons d’un programme de formation sécuritaire en place depuis de nombreuses années et offrons des cours par module de haute qualité, enseigné par des instructeurs expérimentés. Transport Canada recommande forte- ment aux exploitants d’envisager de faire appel à des spécialistes bien établis pour intégrer une formation sur l’évacuation « stan- dard » à leur programme de formation des pilotes. La liste suivante présente les éléments généraux qui visent à respecter la nouvelle exigence réglementaire en matière de formation, ainsi que des suggestions de considérations et d’ajouts pertinents. Les cours de la formation sur l’évacuation subaquatique d’ Aero ‐ Formatech ® destinée aux pilotes de l’exploi- tant aérien tiennent compte du nouveau critère réglementaire avec un contenu théorique et un volet formation en piscine ou en eau libre. De plus, la formation prévoit un programme de cours initial et des programmes de cours récurrents. Elle est sécuritaire et permet d’atteindre efficacement l’objectif énoncé. Idéalement, le pro- gramme de cours théorique est exécuté en ligne, ce qui facilite l’ac- cès à l’apprentissage dans le cadre d’opérations éloignées. La formation théorique est donnée une première fois, puis au moins tous les trois (3) ans par la suite. Les exploitants sont fortement encouragés à prévoir l’examen annuel de certains aspects essen- tiels du programme de cours théorique, pour le maintien des com- pétences des pilotes. La portion pratique de la formation concernant les opérations sur l’eau est offerte une première fois, puis tous les trois (3) ans par la suite. De plus, les pilotes ont accès à un dispositif submersible • Volume 40 Numéro 3 27 mperron@mperron.ca info@seminair.ca • Session de fin de semaine FORMATION THÉORIQUE INTENSIVE
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