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JANVIER / FÉVRIER 2026 17 LE DÉSAMOUR. La fin de l’année 2024 n’aura pas été tendre avec le monde des eVTOL. Deux des sociétés, parmi les plus réputées et censées être à la pointe du domaine, ont dû mettre, au moins temporairement, la clé sous la porte avant d’être reprises par des investisseurs dont on ne connait pas encore les vraies motivations. TECHNIQUE Par Emmanuel Davidson | photos de l’auteur et constructeurs Héc a tombe chez les eVTOL D écembre 2024, comme si Santa avait voulu f aire un cadeau surprise à Lilium, des repreneurs se f ont connaître pour reprendre les acti f s de l’entreprise allemande. Celle-ci, qui avait donné le change tout au long de l’année concernant son état financier et levé plus de 200 millions d’euros en 2023, s’était retrouvée à court d’argent en novembre dernier et avait fini par mettre ses sociétés de droit allemand sous procédure de sauvegarde. La presse économique s’était lâchée sur ce cas, montrant que Lilium avait « brûlé » près d’un million par jour durant l’année… Finalement, le 30 décembre, la holding du groupe, Lilium NV, s’était également mise sous la protection des tribunaux. De quoi f aire peur aux financiers et ventures capitalistes les plus téméraires. Mais dans les mois précédents, nombre de partenariats financiers et stratégiques avaient pourtant été conclus. En décembre 2023, par exemple, Lu f t- hansa annonçait s’associer à Lilium pour prévoir le transport de ses passagers depuis les aéroports vers les centres-villes… En juillet 2024, c’est avec ADP qu’un partenariat était signé. Il semble même que le gouvernement f rançais s’apprêtait à ac- cepter un accord visant à permettre l’implantation d’une usine de batteries et une chaîne de montage dans le Sud-Ouest, le tout assorti d’un prêt à conditions pré f érentielles de 219 mil- lions d’euros. On sait très peu de choses sur le repreneur miracle, une so- ciété nommée Mobile Upli f t Corporation. Elle a pourtant réussi à mobiliser plusieurs investisseurs, existants et nouveaux, à amener encore 200 millions d’euros sur la table pour arriver à finaliser le Lilium Jet et obtenir sa certification. On se croirait revenu au temps des start-up mirobolantes d’avant le crash de 2008. Et Lilium n’est pas seule à avoir connu un sort presque f uneste. Volocopter, autre chéri des médias et des investisseurs, lui a emboîté le pas. Même si son eVTOL avait été autorisé à survo- ler les jardins du château de Versailles le 11 août dernier (vidéo ici : https://tinyurl.com/3ut7kh45), l’entreprise s’est elle aussi trouvée à court de f onds et a dû se déclarer en ces- sation de paiements. Aujourd’hui sous protection financière, grâce à une procédure d’insolvabilité provisoire gérée par un

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