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Lors du dernier souper bénéfice d’Aviateurs Québec, le 25 mai dernier, nous avions plusieurs superbes prix à l’encan, dont une heure dans un simu- lateur de vol exploité par Air Transat chez CAE, qui s’est envolé à plus de 2 000 $ ! Merci à Philippe Bonnet pour sa grande géné- rosité. C’est avec nul autre que le Capitaine Patrick Cloutier, commandant de bord chez Air Transat depuis plusieurs décennies mais aussi un féru de l’aviation générale (voir la superbe série AVGEEK sur Historia) que notre membre Philippe Bonnet a fait un vol CYOW- CYUL dans un Airbus 330. Patrick nous a gracieusement offert, non seulement son temps en ce magnifique samedi 23 août, mais aussi sa grande passion et sa fierté d’être de la famille Transat et membre d’Aviateurs Québec. Notre membre émérite Philippe, qui s’est acheté ce billet, est déjà un pilote expérimenté sur plusieurs types d’avions et d’hélicop- tères, volant principalement aux instruments - alors rien de trop compliqué pour lui. Pas trop nerveux (voire, pas du tout), on se rencontre assez très tôt aux locaux de CAE à Montréal, accompa- gné des caméras de la nouvelle saison d’AVGEEK (à venir au prin- temps prochain sur la chaîne Historia). Après au moins une heure de pré-briefing des plus sécuritaires sur ce qui allait être fait, notre équipage était fin prêt. Rien n’est laissé au hasard, même la pla- nification de décollage incluant le poids, les vents, la distance re- quise - tout est planifié, calculé d’avance. C’est tellement réaliste que jamais l’allusion à un simulateur n’est faite, jamais de « parce qu’on est en simulateur », jamais de « la différence avec le vrai avion… », on parle toujours de l’AVION, du vol, de la masse, de l’es- sence ou de l’environnement extérieur de la journée. Une fois les moteurs en marche et en circulant au sol, même les craques dans le tarmac sont ressenties. Alors go, c’est un décollage pas trop compliqué d’Ottawa. En simulateur, la beauté c’est de pouvoir s’arrêter et se repositionner où l’on veut, ça laisse le temps de digérer ce qu’on vient de faire et ce qui est fait. On dis- cute, on analyse, on pense à ce qui s’en vient et hop, on reposi- tionne le A330 en longue finale sur la 24 Gauche à Trudeau à 3000 pieds. Philippe reprend les commandes avec un calme absolu, juste à temps d’apprivoiser que la cabine se trouve à une trentaine de pieds du sol avec les appels du radar altitude. Philippe fait un su- per bel atterrissage, un « greaser » comme dit Patrick de son siège de contrôle en arrière de lui. Ok, on recommence mais cette fois, au départ de la 24 Gauche de CYUL, il y aura une panne moteur, on ne sait pas encore de quel type. Go! En montée, c’est donc le gauche qui s’arrête, avec tous les bruits et les brassages mécaniques qui accompagnent un mo- teur qui saute et fait des siennes. Une autre petite pause du simu- lateur et on sort la liste de référence, on repart le tout, on • Volume 39 Numér 6 26 Bernard Gervais, vice-président relations externes, Aviateurs Québec Fiction ou réalité? Gaston Lepage félicitant Philippe Bonnet. Il est accompagné de Patrick Cloutier, commandant de bord chez Air Transat. Philippe Bonnet et Patrick Cloutier s’apprêtant à monter à bord du simulateur. Vues extérieure intérieur du simulateur

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