V29N5
Je suis parti de l’aéroport de Saint-Hubert, pour me rendre dans la région de Calgary, à l’aéroport CYBW puis vers l’Arizona pour l’hiver. J’étais accompagné d’un ami qui habite Calgary et qui est venu me rejoindre pour partager l’aventure. J'avais décidé de faire un premier arrêt à Gatineau, à l’aéroport (CYND), pour faire le plein de carburant. Une fois le plein effectué, je me suis préparé à repartir. Mais au moment du décollage, juste après avoir quitté le sol, une alarme s'est déclenchée m’indiquant un problème d’alternateur. J’ai dû me poser à Gatineau pour con- stater que ma courroie d’alternateur, changée à peine deux mois plus tôt, avait lâché ! J’ai trouvé un mécanicien local qui a pu rem- placer la courroie (qu’il avait en stock, fort heureusement), mais cela m’a coûté cher et m’a surtout retardé de 5 à 6 heures. Ce retard a eu des conséquences imprévues : il m’a fait rater ma fenêtre météo, et je suis arrivé à ma destination suivante, Wawa (CYXZ), tard dans la nuit et ne pouvais plus effectuer l’étape suiv- ante comme initialement prévu. En arrivant àWawa, par une nuit sans lune, tout était sombre. Nous avons mis un certain temps à localiser l’aéroport, avec des alertes de proximité du sol régulièrement émises par ForeFlight ! Il faut savoir que, selon la largeur dé f inie du couloir de vol, la proximité du sol est détectée sur une zone plus ou moins large. Et quand la piste se trouve à proximité des montagnes, qu’on ne l’a pas encore localisée, et qu’on a un doute sur la proximité du relief dans le noir, ce sont des situations dont on n’est pas vraiment f ier ! Finalement, L’ARCAL capricieux a cédé à mon insistance et les lu- mières de piste ont bien voulu s’allumer et nous avons pu nous poser à Wawa. Il ne restait qu’un agent météo à l’aéroport, mais plus personne d'autre. Cet agent a eu la gentillesse de nous emmener en ville pour chercher un hôtel. Nous avons fait le tour de presque tous les hôtels de Wawa, mais tout était complet. Nous avons failli passer la nuit dans le hall de l’aéroport ; le responsable de l’aéroport, contacté par téléphone, voulait bien nous y au- toriser. Heureusement, l’agent qui nous accompagnait a reçu un appel d’un ami qui travaillait dans un hôtel, et il nous a informés qu’une chambre était f inalement disponible. Nous avons donc trouvé un endroit où dormir, mais nous sommes restés coincés à Wawa pendant deux nuits, en attendant une météo favorable pour repartir. La météo était très mauvaise, nous étions juste à l’est du lac Supérieur et il y avait une arrivée de mauvais temps quasi con- tinue de l’ouest. Nous avons donc décidé de faire la prochaine étape — une étape courte — juste pour passer de l’autre côté du lac Supérieur. Nous avons choisi Thunder Bay, qui se trouvait à à peine deux. heures et quart de vol de Wawa. Nous sommes partis à l’aéroport préparer l’avion et attendre a f in de pouvoir pro f iter dès qu’il y aurait une petite fenêtre météo, même courte, vers Thunder Bay. Une fois arrivés là-bas, nous avons trouvé un hôtel, mais le coût de la nuit était assez élevé. De plus, le FBO chargeait 60 $ pour la nuit sans aucun service, et la voiture de courtoisie n’était pas vrai- ment de courtoisie vu qu’ils la facturaient 65 $ pour l’utiliser ! Nous avons donc passé une nuit courte, mais onéreuse à Thunder Bay, avec un accueil minimal, mais suf f isant pour nous permettre de continuer. Après Thunder Bay, nous avons fait une étape plus longue, de 5 h 30 de vol, pour arriver à un petit aéroport appelé Andrews Re- • Volume 39 Numéro 5 35 Texte Joseph Christophi jochristophi@gmail.com Mon hiver en Arizona! Agent de Sécurité de l’aéroport de Wawa! Lac Supérieur vers CYQT
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