V29N5
T racer un itinéraire depuis Montréal vers l’ouest du pays n’est pas complexe. Il s’agit de déterminer sa destination f inale et de jalonner le parcours direct des escales d’avitaille- ment ou encore des aéroports desservant des sites d’intérêt. Le Canada est vaste et, comparativement aux États-Unis, les aéroports sont peu nombreux. Foreflight demeure pour moi la référence pour plani f ier le meilleur trajet et c’est l’application que j’ai utilisée pour dé- terminer ma route vers Calgary. Mon premier segment m’a conduit à Sault-Sainte-Marie, dans le nord de l’Ontario. Sa- chant que je devrais majoritairement composer avec des vents de face, j’avais choisi une altitude de croisière relativement basse, soit à un maximum de 6000 pieds. Mais le jour du dé- part venu, les vents se sont avérés moins forts que prévu et, conséquemment, j’ai sélectionné mon altitude habituelle pour des vols de plus de 45 minutes, soit 8000 pieds. Ce segment de vol s’étend depuis Montréal sur une distance de 440 milles nautiques et il se déroule en majorité au-dessus de régions clairsemées, voire majoritairement inhabitées. Si ce décor est routinier pour les pilotes de brousse, il en est au- trement pour les pilotes habitués à survoler les régions plus au sud… Par conséquent, j’ai pris soin d’emporter ma balise de localisation d’urgence ainsi qu’un sac contenant le néces- saire en cas d’urgence dans cette contrée inhospitalière. Le vol s’est déroulé par temps clair et sans turbulence, majo- ritairement au-dessus de forêts et de lacs, somme toute au- dessus de très beaux paysages, avec toutefois une visibilité partiellement voilée par la fumée des feux de forêt provenant des provinces de l’Ouest. L’aéroport de Sault-Sainte-Marie dispose de deux pistes bien asphaltées ainsi que d’une tour de contrôle. La piste 30 était en service et une approche visuelle y fut effectuée. Un seul FBO offre de l’Avgas, soit Executive Aviation. Leur rampe est toutefois peu spacieuse et pas plus de cinq avions peuvent s’y stationner. Les douanes y sont disponibles, ce qui en fait un aéroport d’entrée idéal pour les pilotes canadiens revenant d’Oshkosh, par exemple. Après avoir fait les arrangements pour l’avitaillement et le sta- tionnement, nous nous sommes rendus directement à Sault- Sainte-Marie, dont le centre est situé à environ 15 minutes en voiture de l’aéroport. Compte tenu de la situation politique que nous vivons désormais avec nos voisins du Sud, comme la majorité d’entre vous, je n’ai pas vraiment eu envie de voyager aux É.-U. cet été. L’occasion de survoler le pays vers l’ouest s’est ainsi présentée. J’ai donc amorcé un voyage vers Calgary en juillet dernier et je vous en expose ci- après les grandes lignes. AÉROTOURISME Voyage dans l’Ouest canadien Par Marc-André Théorêt I marcandretheoret@gmail.com SEPTEMBRE / OCTOBRE 2025 13 En finale à l'aéroport de Sault-Sainte-Marie.
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