V29N1
• Volume 39 Numéro 1 42 Depuis quelques mois, j’ai l’occa ‐ sion d’effectuer des tests en vol multimoteur et vol aux instru ‐ ments avec de jeunes pilotes venant d’horizons aussi variés que la Tanzanie, la Colombie, l’Équateur, etc. Une question qui revient souvent lors de nos conversations est la suivante : quel est ton avion préféré ? Je ne sais jamais trop quoi répondre tellement la réponse parait simple, mais compliquée. De tous les types d’aéronefs que j’ai eu l’opportunité d’avoir entre les mains (la chance dans certains cas), je n’ai pas d’aéronef préféré de façon spéci f ique. Mes préférences et mes avis sont orientés en fonction de la mission pour laquelle l’aéronef a été conçu. Il est dif f icile, voire impossible, de comparer les qualités de pilotage d’un jet d’entrainement militaire avec un avion de transport ou encore un avion d’entrainement pour l’avi- ation générale. Je vais alors me prêter à l’exercice d’exposer cer- tains avions qui ont laissé dans ma mémoire une place particulière, par leurs qualités de pilotage et leur esthétique. Monomoteur : Morane ‐ Saulnier MS893E Rallye Avion d’entrainement et de voyage de 4 places à ailes basses, équipé d’un moteur Lycoming O-360 de 180 hp avec hélice à pas f ixe, sa particularité réside principalement à l’installation de becs de bord d’attaque mobiles activés de manière totalement au- tonome (en fonction de l’angle d’attaque de l’aile). Son train d’at- terrissage articulé et de conception semblable à celui qu’on trouve sur le PC12 de Pilatus en fait un avion qui a gagné sa place en Eu- rope dans les écoles de pilotage, mais aussi en tant que re- morqueur de planeur et de banderole. Ayant piloté différentes versions du Rallye (du MS100 au MS235), le MS893 était le com- promis parfait du point de vue maintenance, consommation et agrément de pilotage. Il était possible d’atterrir et de décoller sur des pistes relativement courtes et non préparées sans que cela représente un immense stress. Le manche, contrairement au volant sur le MS235, permettait un pilotage précis, harmonieux dans des conditions turbulentes. Saviez-vous que Socata avait commencé l’étude d’une version 7 places, dénommée le ST60, dont seulement 2 prototypes ont été construits (une version train f ixe et l’autre train rentrant) dont l’un d’eux était en vol au sein de l’aéroclub d’Eurocopter sur l’aérodrome de Berre la Fare (sud de la France) ? Multimoteur : Cessna C310R Dans cette catégorie, le choix fut plus dif f icile. J’ai eu l’opportunité de pouvoir piloter différents modèles et plusieurs m’ont laissé un très bon souvenir. Parmi eux, le AC560 Aerocmmander, le Beechcraft B55E et le Beechcraft D50 Twin Bonanza. Toutefois, n’ayant pas fait tellement d’heures sur ces avions, je me suis tourné vers le Cessna C310R avec lequel j’ai fait deux saisons de pointage sur les feux de forêt, des vols de nolisement et encore aujourd’hui pour former des pilotes sur le type ou au vol aux instruments. Par Raphaël Langumier Votre aéronef préféré : la question ultime Source : Pierre de Moro
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