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• Volume 38 Numéro 6 26 Canadienne (ARC). Ils participent également aux recherches humanitaires au sol pour retrouver des personnes telles que ; canoteurs, randonneurs, motoneigistes et autres qui man- quent à l’appel. SERABEC est composé de 235 membres bénévoles qui consa- crent plus de 20 000 heures par année à la formation et aux entrainements, à des missions de recherche et de sauvetage (SAR) à bord d’aéronefs de l’ACRSA et à l’observation à bord d’aéronefs de l’Aviation Royale Canadienne (ARC). SERABEC offre aussi une intervention locale d’urgence pour localiser un aéronef manquant à l’appel ou des radiobalises de repérage d’urgence avant que l’aéronef principal de SAR des FAC puisse prendre les airs. La mission de SERABEC est de soutenir au Québec le programme national de recherche et sauvetage du Canada (SAR). SERABEC assure une présence dans dix (10) régions au Québec. Les directeurs régionaux et leurs collaborateurs ont la responsabilité d’assurer la promotion de la sécurité aé- rienne, la permanence des équipes de recherche, la formation et l’entraînement des membres de leur région respective. La formation est dispensée par des instructeurs de SERABEC ayant une vaste expérience de l’aviation et du domaine de la recherche et sauvetage. La formation de SERABEC est basée sur la formation dispensée aux escadres de recherche et sau- vetage militaire et évaluée par les militaires, afin que les mem- bres de SERABEC puissent travailler de concert et se joindre aux équipes militaires durant une mission réelle de recherche et sauvetage. Les membres reçoivent une formation et un entrainement dans les domaines de la sécurité aérienne, la météorologie, les techniques de survie, les procédures et techniques de re- cherche aérienne visuelle et électronique. Il s’agit d’une for- mation et d’un entrainement adaptés assurant un niveau de compétence permettant d’être intégré à une équipe de re- cherche civile ou militaire. Bien que le but ultime de notre mission soit de sauver des vies en localisant le plus rapidement possible un avion déclaré manquant, heureusement, la grande majorité de nos missions sont consacrées à localiser la source d’un signal ELT 121.5 dé- clenché par erreur en majeure partie sur des avions de plai- sanciers. Les satellites n’étant plus à l’écoute du signal 121.5 depuis plusieurs années, les signaux 121.5 sont donc captés et rapportés par d’autres moyens soit par ; les avions commer- ciaux en haute altitude, les avions commerciaux affrétés, les tours de contrôle, les stations terrestres, ou par d’autres avions de plaisance. Par exemple : déclencher une recherche pour un signal 121.5 rapporté au nord de l’aéroport Trudeau par un ou plusieurs avions commerciaux de haute altitude n’est pas chose facile. Tout d’abord le contrôleur au CCCOS de Trenton doit effectuer une recherche exhaustive très rapide, afin de déterminer si c’est un faux signal de détresse ou un signal réel. S’il est dé- terminé qu’il s’agit d’un faux signal, car aucun avion n’est rap- porté manquant ou qu’aucun plan de vol n’est en attente de fermeture, le contrôleur doit décider qui déployer. Un équi- page militaire et/ou SERABEC pour retrouver la source du faux signal. La localisation d’un faux signal de détresse peut occasionner le déploiement de plusieurs équipages militaires et/ou SERABEC et entrainer d’énormes frais pour la localisa- tion de la source du signal. Les causes d’un déclenchement d’un faux signal 121.5 sont causées à la suite de mouvements brusques de l’avion au sol et parfois même dans les airs, ou bien à la suite du maniement de la balise de détresse. Je rappelle donc aux pilotes la nécessité de faire une brève écoute sur 121,5 suite au démarrage et avant l’arrêt du moteur afin de confirmer que la balise n’est pas déclenchée. De plus, si vous faites le maniement de la balise pour quelques raisons que ce soit, prenez le temps de faire une brève écoute sur 121,5 et confirmer que la balise ne s’est pas déclenchée. N’oubliez pas de débrancher les batteries si vous disposez ou remiser une balise. Cela pourrait éviter le déploiement inutile des équipes de recherches militaire et/ou de SERABEC. On a déjà retrouvé des balises déclenchées dans des dépotoirs pu- blics, des poubelles et des camions de transport. Celle-ci a né- cessité l’intervention de plusieurs agences soit ; fédérales, provinciales et municipales. Bien entendu, la venue du 406 n’empêchera pas le déclenche- ment d’un faux signal de détresse. Cependant, la tâche du contrôleur du CCCOS et des équipages de recherches se voit radicalement améliorée si votre avion est équipé d’une balise de détresse de type 406. À ce jour la balise 406 n’est pas obli- gatoire au Canada, mais fortement recommandée. Suite de la page 23 7332
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