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visière et un pilote sur le siège de droite pour regarder dehors. Beaucoup moins de perte de temps d’instruction et ça permet aussi de continuer d’améliorer la connaissance de l’avion. 7. Je suis extrêmement content du choix de mon instructeur. Bien que cela n’est pas connu par tous, l’enseignement de la pratique IFR ne demande pas un brevet d’instructeur (voir RAC 425.21 [9]). J’ai choisi un instructeur (pilote commercial en fait) indépen- dant qui vole aussi par plaisir et qui a une bonne expérience de vol aux instruments. Nos horaires étaient très compatibles ; tous deux ayant une carrière avec des exigences semblables. Le prin- cipal béné f ice était la possibilité d’organiser ou modi f ier des ses- sions de pratique à la dernière minute, ce qui était appréciable considérant les restrictions constantes pour l’entraînement dans les zones contrôlées autour de Montréal. Nous avions environ 2 cours par semaine et chacune des séances était de 1,3 à 2 heures de vol. 8. Un aspect qui m’a grandement surpris est qu’une partie de ce qui a fait de moi un bon pilote VFR semble être une nuisance en IFR… on ne peut pas voler avec le feeling de l’avion. À vrai dire, ça demande un grand effort pour que la main suive l’interprétation de ce qu’on voit sur le tableau de bord au lieu de ce qu’on ressent comme orientation spatiale. Jusque passé le milieu de la forma- tion, un détour des yeux, aussi court qu’il puisse être pour re- garder ma radio ou mes instruments moteurs, causait une réaction immédiate sur les commandes… (j’avais constamment un feeling d’être en virage ou je me sentais continuellement dé- sorienté de toutes les manières imaginables). La section de for- mation théorique sur les facteurs humains (orientation spatiale en particulier) prend tout son sens dans la pratique du vol aux instruments. Je comprends beaucoup mieux pourquoi quelqu’un qui n’a pas cette formation ou qui vole dans des conditions qui ex- cèdent ses capacités a une espérance de vie très courte. J’avais 15,2 h de formation en vol aux instruments avant le cours et nous avons complété la formation avec 24,9 h d’instruction sup- plémentaires (le minimum pour la quali f ication IFR étant de 40 h). J’ai pratiqué environ 50 h de plus, dont plusieurs de ces heures pour le point 2 au début de la formation. J’ai commencé vers la f in janvier pour terminer avec l’examen en vol à la mi-mai. De toute évidence, la réussite de cette formation ne fait pas de moi un pilote expert prêt à tout affronter. Je veux par contre pro f iter de toutes les occasions pour bâtir mes capacités et ma con f iance dans des situations qui vont évoluer au f il de mon apprentissage. Michel Therrien a obtenu son brevet Pilote privé e décembre 2004 et on le retrouve depuis dans la plupart des rendez ‐ vous aériens au Québec. Il a piloté une douzaine de modèles d’avion, mais princi ‐ palement ses deux avions de construction amateur. Il détient les an ‐ notations Vol de nuit, VFR OTT et IFR. Michel est aussi un membre actif de SERABEC où il agit comme navigateur, observateur et spé ‐ cialiste de recherche au sol. • Volume 38 Numéro 4 34 Photo : Michel Therrien Photo : Michel Therrien
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