V28N3

MAI / JUIN 2024 54 AQTA SUZANNE M. BENOIT NOMMÉE PRÉSIDENTE-DIRECTRICE GÉNÉRALE DE L’AQTA LES NOUVEAUX DÉFIS DU CIEL QUÉBÉCOIS : LA LANGUE COMME OBSTACLE À L’ENVOL DES PILOTES L’Association québécoise du transport aérien (AQTA) est heu- reuse d’annoncer que Mme Suzanne M. Benoit a accepté le mandat de diriger l’association à titre de présidente-directrice générale. Dans son nouveau rôle, elle accompagnera l’équipe dans le dé- ploiement du plan stratégique de l’AQTA et la mise en œuvre de projets porteurs pour l’industrie. « Son leadership fédéra- teur, sa capacité remarquable d’exécution et sa vaste connais- sance du secteur permettront à l'AQTA de poursuivre son essor et de continuer à jouer un rôle crucial dans le dévelop- pement du transport aérien au Québec, et ce, dans un contexte d’accélération de la transition énergétique mondiale de notre écosystème », déclare Nathalie Tousignant, présidente du conseil d’administration de l’AQTA. « Je suis enthousiaste d’accompagner l’équipe ainsi que tous les membres et partenaires de l’AQTA en vue de renforcer la compétitivité de cette industrie qui est au cœur du dévelop- pement économique régional du Québec », indique Mme Suzanne M. Benoit. Au cours de sa carrière, Mme Benoît a occupé des postes hau- tement stratégiques tant dans le secteur privé que dans la fonction publique municipale, provinciale et fédérale, démon- trant ainsi son engagement envers l'innovation et l'excellence opérationnelle. Avant de se joindre à l’AQTA, elle agissait comme consultante stratégique auprès de premiers dirigeants d’entreprises, met- tant ainsi à pro f it sa vaste expérience en matière de gouver- nance, de relations gouvernementales et de développement économique ainsi que son expertise inestimable et sa connais- sance approfondie des enjeux et des dé f is du secteur de l’aé- rospatiale et de l'aviation. Pour en savoir plus : aqta.ca Depuis juillet 2023, les collèges en pilotage du Québec déte- nant un permis de Transports Canada et du ministère de l’En- seignement supérieur doivent jongler avec une nouvelle règle : les étudiants doivent maîtriser le français au terme de leur for- mation. Avant juillet 2023, un étudiant ou une étudiante de ces collèges, sans distinction s’il s’agit d’un étudiant interna- tional, canadien ou québécois, complétait son programme au sein des collèges, obtenait ses licences et quali f ications de Transports Canada, et son attestation d’études collégiales (AEC). Ces étudiants étaient prêts à intégrer le marché du tra- vail canadien comme pilote d’avion et gravir les échelons pour se tailler une place au sein des grandes compagnies aériennes. Or, depuis juillet 2023, la nouvelle réglementation prévoit que « l’attestation d’études collégiales ne peut être délivrée à l’étu- diant qui n’a pas la connaissance suf f isante du français a f in de pouvoir interagir, s’épanouir au sein de la société québécoise et participer à son développement » et crée ainsi une dyna- mique complexe pour les collèges de pilotage du Québec. Cette révision de la Charte de la langue française a introduit des exi- gences supplémentaires d’apprentissage du français pour plu- sieurs étudiants, soulevant des interrogations sur la faisabilité et la pertinence de ces critères linguistiques dans le contexte spéci f ique de la formation de pilotes d’avion et d’hélicoptère. D’abord, il n’est plus étonnant d’entendre parler de la pénurie de main-d’œuvre dans le domaine de l’aviation au Canada. Les projections indiquent que d’ici 2025, le pays devra recruter 55 000 travailleurs, dont 7 300 pilotes. Malgré les 384 unités de formation accréditées par Transports Canada à travers le pays, formant approximativement 1 000 pilotes profession- nels par an, tous types d’aéronefs confondus, il sera dif f icile de combler ce dé f icit. Le Règlement concernant les exigences de connaissance du français pour la délivrance d’une attestation d’études collégiales , adopté en vertu de l’article 88.0.18 de la Charte de la langue française , pose un dé f i important pour les

RkJQdWJsaXNoZXIy NDY5MjU=